Elon Musk vient de subir un revers judiciaire important aux États-Unis dans l’affaire liée à son rachat de Twitter, devenu depuis X. Un jury fédéral a estimé que le milliardaire avait trompé des actionnaires du réseau social lors de l’opération de rachat conclue en 2022 pour 44 milliards de dollars. Cette décision relance l’un des épisodes les plus agités de l’histoire récente de la tech et pourrait coûter très cher au patron de Tesla et SpaceX.
Au cœur du dossier, les jurés ont considéré que certaines déclarations publiques d’Elon Musk sur Twitter, notamment lorsqu’il affirmait que l’accord était « temporairement suspendu » en raison du nombre de faux comptes et de bots, avaient induit les investisseurs en erreur. Selon les plaignants, ces propos ont contribué à faire baisser le cours de l’action Twitter à un moment crucial, poussant certains actionnaires à vendre leurs titres à perte.
Le tribunal n’a toutefois pas retenu l’idée d’un vaste complot frauduleux organisé de bout en bout. Elon Musk a été reconnu responsable sur plusieurs déclarations précises, mais pas d’avoir orchestré à lui seul une manœuvre générale de fraude. Cette nuance n’empêche pas l’affaire de prendre une ampleur considérable, car les pertes subies par les investisseurs sont estimées à plusieurs milliards de dollars. Plusieurs médias américains évoquent un montant autour de 2,5 à 2,6 milliards de dollars.
Cette affaire remonte à la période particulièrement chaotique du printemps et de l’été 2022, quand Elon Musk cherchait à renégocier, voire à abandonner, son offre d’achat de Twitter. En multipliant les attaques publiques sur la présence supposée de bots sur la plateforme, il avait entretenu une forte incertitude autour du rachat. Le cours de l’action avait alors fortement chuté, avant qu’il ne finalise finalement l’acquisition en octobre 2022 au prix initialement proposé.
Les avocats d’Elon Musk ont déjà annoncé leur intention de faire appel. Même si le montant exact de l’indemnisation doit encore être définitivement fixé, ce verdict constitue un coup dur pour l’entrepreneur, déjà confronté à d’autres contentieux liés à ses déclarations publiques et à sa gestion de ses entreprises.
