Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé mardi 3 mars 2026 qu’aucune preuve ne permet d’établir que l’Iran développe des armes nucléaires.
Lors d’une conférence de presse, le chef de la diplomatie russe a évoqué l’agression militaire en cours contre Téhéran, estimant que l’argument de la prolifération nucléaire utilisé pour justifier cette opération n’est pas fondé sur des éléments vérifiables.
Selon lui, cette situation a des répercussions importantes sur la stabilité de la région du Moyen-Orient. Sergueï Lavrov a également souligné que le droit de l’Iran à un programme nucléaire civil et à l’enrichissement pacifique de l’uranium doit être respecté, conformément au Traité de non-prolifération nucléaire.

Il a appelé la communauté internationale à examiner les démarches des États-Unis en matière de sécurité nucléaire et les critères appliqués aux autres puissances nucléaires.
Le ministre russe a aussi évoqué les conséquences humanitaires du conflit, citant notamment l’attaque contre une école de filles à Minab, qui aurait fait plus de 150 victimes, et soulignant l’impact sur les infrastructures dans certains pays du Golfe.
Enfin, la Russie a demandé l’arrêt des hostilités et a appelé à une clarification sur les objectifs et les motifs de l’intervention militaire.
