Au Sénégal, une vaste opération policière a permis le démantèlement d’un réseau criminel transnational aux ramifications entre Dakar, Kaolack et la France, centré sur des faits extrêmement graves liés à l’exploitation sexuelle de mineurs et à la transmission volontaire du VIH.
La Division des Investigations Criminelles (DIC), en collaboration avec la justice française via une commission rogatoire internationale, a mené plusieurs raids qui ont abouti à l’arrestation de 14 personnes, toutes de nationalité sénégalaise. Ces suspects ont été déférés devant le parquet du Tribunal de grande instance de Dakar pour une série d’accusations lourdes.
Les membres de ce réseau sont poursuivis notamment pour pédophilie en bande organisée, proxénétisme, viols sur mineurs de moins de 15 ans, actes contre nature et transmission volontaire du VIH. Les investigations ont révélé que le groupe avait mis en place un système d’exploitation sexuelle de jeunes garçons, contraints à des rapports non protégés qui auraient été filmés et transmis pour le compte de l’organisation.
Au cœur de cette affaire figure un ressortissant français de 73 ans, identifié comme le principal instigateur du réseau, qui avait été arrêté en France en avril 2025. Selon les éléments de l’enquête, il aurait recruté des intermédiaires locaux chargés de mettre en contact des mineurs avec des adultes, de filmer les abus et de transmettre les images en échange de rémunérations financières.
Les perquisitions effectuées auprès des suspects ont permis de saisir des éléments matériels compromettants, notamment des appareils électroniques et des objets liés aux infractions visées. Parmi les personnes arrêtées figurent des individus aux profils variés : étudiants, artisans, fonctionnaires et autres citoyens, certains reconnus comme « formateurs » qui auraient admis leurs actes devant les enquêteurs.
La police sénégalaise, en coordination avec ses partenaires judiciaires français, continue l’enquête pour identifier d’éventuels complices supplémentaires et mieux cerner l’ampleur des activités de ce réseau, qui représente une menace grave pour l’intégrité et la sécurité des mineurs.
