Sécurité routière : après Bouaké, Abidjan passe à la « tolérance zéro »

Sécurité routière : après Bouaké, Abidjan passe à la « tolérance zéro »

Sécurité routière : après Bouaké, Abidjan passe à la « tolérance zéro »

Après plusieurs années de sensibilisation, les autorités ivoiriennes durcissent le ton contre les infractions routières. Après Bouaké, une opération conjointe de répression a permis de saisir 37 motos à Abidjan en une seule journée.

La stratégie nationale de sécurité routière entre dans une nouvelle phase. Après avoir misé sur la sensibilisation et la prévention, le gouvernement ivoirien passe désormais à la répression, avec les conducteurs de deux et trois roues particulièrement dans le viseur.

Le mouvement a commencé à Bouaké, où les forces de l’ordre ont lancé des contrôles ciblés contre les motocyclistes en infraction. Mercredi 9 septembre, Abidjan a pris le relais avec l’opération « Tolérance Zéro / Vacances sans accident ».

Police, gendarmerie et agents de la Direction de la police spéciale de sécurité routière (DPSSR) ont été déployés notamment à Cocody et sur le boulevard Félix Houphouët-Boigny. Cette artère stratégique fait l’objet d’une surveillance particulière, certaines portions étant interdites à la circulation des deux-roues.

37 motos envoyées à la fourrière

En une seule journée, 37 motos ont été interceptées puis conduites à la fourrière administrative du ministère des Transports. Les contrôles ont notamment relevé des défauts de permis de conduire et de carte grise, le non-port du casque ainsi que la circulation sur des axes interdits aux deux-roues.

Pour les autorités, l’objectif est désormais de cibler les comportements qui alimentent l’insécurité routière, notamment chez les conducteurs récidivistes.

Cette offensive ne devrait pas rester ponctuelle. Le gouvernement entend inscrire les contrôles et les sanctions dans la durée, en combinant saisies et sanctions financières pour renforcer l’effet dissuasif.

Après la phase de sensibilisation, le message est désormais plus direct : sur les routes ivoiriennes, les infractions ne doivent plus être considérées comme de simples écarts à la règle.

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