Santé : Trois morts suspectés de hantavirus à bord d’un navire de croisière

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté, lundi 4 mai 2026, sur un événement sanitaire en cours après la mort de trois personnes à bord d’un navire de croisière évoluant dans l’océan Atlantique, au large du Cap-Vert, dans un contexte de suspicion d’infection au hantavirus.

Selon l’agence onusienne, une évaluation complète des risques est en cours. Un cas d’infection a été confirmé en laboratoire, tandis que cinq autres cas sont suspectés parmi les passagers et membres d’équipage. Sur les six personnes touchées, trois sont décédées et une autre est actuellement en soins intensifs en Afrique du Sud.

Le patient hospitalisé est un ressortissant britannique âgé de 69 ans, pris en charge à Johannesburg, selon le ministère sud-africain de la Santé.

Le navire impliqué, le MV Hondius de la compagnie néerlandaise Oceanwide Expeditions, assurait une liaison entre Ushuaïa (Argentine) et le Cap-Vert. Selon des informations relayées par les autorités sanitaires, le navire est désormais amarré au port de Praia, sans précision sur les conditions de débarquement des autres passagers.

Le drapeau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) flotte sur son siège à Genève, en Suisse.

L’OMS indique coordonner la réponse avec les autorités nationales et les opérateurs du navire afin d’organiser l’évacuation médicale de deux passagers symptomatiques et de poursuivre les évaluations sanitaires. Des analyses de laboratoire complémentaires et des investigations épidémiologiques sont en cours, ainsi que le séquençage du virus.

Le hantavirus est une infection virale transmise à l’être humain principalement par des rongeurs sauvages, tels que les souris et les rats, via leurs excréments, leur urine ou leur salive. La contamination peut survenir par morsure, contact direct ou inhalation de poussières contaminées.

Selon l’OMS, bien que rare, la transmission interhumaine est possible dans certaines conditions. L’infection peut provoquer des formes respiratoires graves, parfois mortelles, avec des symptômes initiaux proches de ceux de la grippe, notamment fièvre, céphalées et douleurs musculaires.

L’OMS souligne que le risque pour la population générale reste faible, tout en appelant à la vigilance et à la surveillance renforcée. L’organisation affirme ne pas recommander de restrictions de voyage à ce stade.

Le directeur du bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr Mohamed Janabi, a assuré que la situation est « grave mais maîtrisée », appelant à éviter toute panique. Il a indiqué que les efforts portent sur la coordination internationale, la prise en charge des patients et la limitation des risques.

De son côté, le bureau régional de l’OMS pour l’Europe a également estimé que le risque pour le grand public reste faible, tout en rappelant que les menaces sanitaires « ne connaissent pas de frontières » et nécessitent une coopération internationale étroite.

Les enquêtes se poursuivent afin de déterminer l’origine exacte de la contamination et d’évaluer les mesures sanitaires à renforcer à bord du navire et dans les zones concernées.

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