Les frappes menées le mercredi 8 avril 2026 par Israël au Liban ont fait au moins 112 morts et 837 blessés, selon le ministère libanais de la Santé, marquant l’une des journées les plus meurtrières depuis la reprise des hostilités le 2 mars.
Ces bombardements interviennent malgré le cessez-le-feu de deux semaines conclu la veille entre les États-Unis et l’Iran, sous l’impulsion du président Donald Trump. Selon Washington et Tel-Aviv, cette trêve « ne s’applique pas au Liban », une position contestée par Téhéran.
L’armée israélienne a revendiqué « sa plus importante série de frappes au Liban depuis le début de l’opération », visant notamment la capitale Beyrouth, la vallée de la Bekaa et le Sud du pays. Des ordres d’évacuation ont été émis dans certaines zones, notamment autour de Tyr.
En réaction, l’Iran a dénoncé un « massacre brutal », estimant que ces attaques constituent une violation des engagements liés à la trêve. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a jugé l’accord « déraisonnable », évoquant plusieurs « violations » dès son entrée en vigueur.
Sur le terrain, les combats entre Israël et le Hezbollah, mouvement armé libanais allié de Téhéran, se poursuivent. L’armée israélienne a annoncé la mort d’un de ses soldats, portant à 12 le nombre de militaires tués depuis le début de son offensive terrestre dans le sud du Liban.
La situation humanitaire demeure préoccupante, tandis que les autorités libanaises appellent les populations déplacées à ne pas regagner les zones de combat. Parallèlement, la Turquie a dépêché une aide médicale vers l’Iran, évoquant la nécessité de « panser les plaies » des populations affectées.
Sur le plan diplomatique, plusieurs réactions ont été enregistrées. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a condamné les frappes israéliennes, appelant la communauté internationale à réagir. De son côté, le Kremlin a salué un accord « très important » entre Washington et Téhéran, espérant une désescalade durable.
Malgré l’annonce de la réouverture du détroit d’Ormuz, qui a entraîné une baisse des prix du pétrole, les tensions restent vives dans la région, où les divergences d’interprétation du cessez-le-feu font craindre une poursuite des violences.
