Le gouvernement nigérian a exprimé une forte préoccupation concernant le sort de plusieurs de ses citoyens recrutés pour aller combattre en Ukraine, où le conflit opposant les forces ukrainiennes à l’armée russe se poursuit. Ces inquiétudes ont été officiellement formulées à travers des déclarations officielles et des appels aux organisations internationales pour obtenir des informations plus précises sur la situation de ces combattants.
Selon les autorités d’Abuja, un nombre non négligeable de jeunes Nigérians auraient été attirés ou recrutés par des réseaux de recrutement étrangers pour se rendre en Ukraine, sous différentes promesses ou formes d’incitation. Le gouvernement souligne qu’il n’a pas autorisé officiellement de départs en tant que combattants dans le cadre de ce conflit, estimant que de telles implications exposent ses citoyens à des risques majeurs pour leur sécurité.
Face à l’incertitude entourant le sort de ces combattants, le Nigeria a appelé les partenaires internationaux, y compris l’Organisation des Nations unies et d’autres institutions de protection des droits humains, à faire la lumière sur leur situation et à faciliter toute assistance nécessaire. Les autorités nigérianes ont également rappelé leur engagement à soutenir les familles concernées, certaines n’ayant aucune information sur le bien-être ou la localisation de leurs proches.
Ce phénomène s’inscrit dans un contexte plus large de participation de nombreux étrangers à des conflits étrangers, ce qui a suscité des débats sur les responsabilités des États d’origine dans la prévention de ces départs et la protection de leurs ressortissants. Pour le Nigeria, la priorité reste d’éviter que des citoyens ne se retrouvent de manière involontaire ou mal informée impliqués dans des zones de guerre, au risque de compromettre leur vie ou leur intégrité physique.
Les autorités ont également réaffirmé qu’elles intensifieraient leurs efforts diplomatiques pour obtenir des détails auprès des parties au conflit et pour coordonner toute action de rapatriement ou d’assistance consulaire, le cas échéant. Elles ont appelé à un renforcement de la coopération internationale en matière de protection des citoyens engagés dans des zones de conflit, tout en soulignant l’importance d’une communication transparente et d’un soutien humanitaire renforcé.
