La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a déclaré lundi 16 mars 2026, que l’Union européenne ne souhaite pas s’engager « activement » dans des actions militaires contre l’Iran, à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles, a rapporté l’agence de presse turque Anadolu.
La responsable européenne a indiqué qu’il n’existait pas de soutien parmi les États membres pour étendre les opérations militaires du bloc dans la région. Elle a notamment évoqué la mission navale européenne Opération Aspides, déployée en mer Rouge afin de protéger la navigation commerciale.
« La discussion sur l’extension de ce mandat pour couvrir le détroit d’Ormuz, au-delà de la ligne de Mascate, n’a suscité aucun appétit parmi les États membres », a-t-elle affirmé. « Personne ne veut s’engager activement dans cette guerre. Et bien sûr, tout le monde s’inquiète de l’issue du conflit »,a-t-elle ajouté.

Selon Kaja Kallas, les ministres ont néanmoins réaffirmé leur volonté de garantir la liberté de navigation et d’intensifier les efforts diplomatiques pour contenir l’escalade régionale. « Ce n’est pas la guerre de l’Europe, mais les intérêts de l’Europe sont directement en jeu », a-t-elle souligné, en insistant sur la nécessité de protéger les citoyens européens face aux conséquences potentielles de la crise.
La cheffe de la diplomatie européenne a rappelé que près de 20% des flux mondiaux de pétrole et de gaz transitent par le Détroit d’Ormuz. Elle a également mis en garde contre les perturbations possibles dans l’acheminement de produits essentiels, notamment les engrais.
« Si nous n’avons pas d’engrais cette année, nous aurons une famine l’année prochaine », a-t-elle averti, soulignant les risques potentiels pour plusieurs régions du monde, en particulier en Asie et en Afrique.
