Le président des Etats-Unis, Donald Trump a signé jeudi 29 janvier 2026 un décret autorisant l’imposition de droits de douane supplémentaires aux pays qui vendent ou fournissent du pétrole à Cuba.
Selon les médias internationaux, citant la Maison Blanche, le texte du décret, Washington se réserve le droit d’appliquer des droits de douane « ad valorem » sur les importations de biens en provenance de pays qui approvisionnent, directement ou indirectement, l’île caribéenne en pétrole. Le montant de ces droits n’a pas été précisé.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de la déclaration d’un « état d’urgence » lié à ce que les autorités américaines qualifient de « menace exceptionnelle » de Cuba pour la sécurité nationale des États-Unis. Le décret accuse La Havane de soutenir plusieurs Etats et organisations considérés comme hostiles à Washington, notamment la Russie, la Chine, l’Iran, ainsi que des organisations qualifiées de terroristes telles que le Hamas et le Hezbollah.
Les autorités américaines reprochent également à Cuba de contribuer à la déstabilisation régionale à travers l’immigration et la violence, et de promouvoir des programmes et pratiques communistes. Cuba, à travers son ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, dénonce un « acte brutal d’agression » contre son pays et son peuple, soumis, selon lui, à « plus de 65 ans du blocus économique le plus long et le plus cruel jamais imposé à une nation ».
Le président Donald Trump avait déjà averti récemment que Cuba ne bénéficierait plus d’approvisionnement pétrolier sans accord avec les autorités américaines. Washington a placé également sous contrôle américain le secteur pétrolier du Venezuela, principal fournisseur de pétrole de Cuba depuis les années 2000.


