L’armée israélienne a annoncé, vendredi 30 janvier 2026, avoir « éliminé trois terroristes » dans la bande de Gaza, un territoire d’au moins 41 km de long que se disputent l’Etat hébreu et des parti politiques dotées de branches armées, rapportent des médias internationaux s’appuyant sur un communiqué.
Selon Israël, l’armée de l’air a visé et éliminé trois « terroristes » sur huit identifiés à la sortie d’un souterrain. Tsahal (nom de l’armée israélienne, ndlr) dont les recherches se poursuivent en vue « de localiser et éliminer l’ensemble des terroristes » a bombardé d’autres zones leur servant d’échappatoire.
« Les troupes restent déployées, conformément à l’accord de cessez-le-feu et continueront d’agir pour neutraliser toute menace immédiate », a prévenu l’armée, sans fournir d’indication sur le type d’armes éventuelles dont étaient munies les personnes tuées.
La veille, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a laissé entendre que le Hamas, parti politique doté d’une branche armée songe à se désarmer, saluant une coopération avec cette formation politique.
Mercredi, le Hamas s’est dit prêt pour un « transfert complet de la gouvernance », de la bande de Gaza, insistant, réclamant, en revanche, la réouverture « totale » du poste-frontière de Rafah (sud de la bande de Gaza) avec l’Egypte, « sans entraves israéliennes ».
Lundi, M.Trump avait salué « un travail formidable et l’équipe extraordinaire » ayant œuvré à la libération de Ran Gvili, dernier captif dans la bande de Gaza. Pour sa part, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu avait salué « une réussite extraordinaire » pour son pays.
Le 1er janvier dernier, le chef d’Etat-major de l’armée israélienne Eyal Zamir avait, en marge du nouvel an, exprimé sa « détermination absolue » à désarmer le Hamas. « Nous ne permettrons pas à l’organisation terroriste Hamas de reconstruire ses capacités et de nous menacer », avait-il mis en garde menaçant de lui en faire « payer le prix fort », en cas de non désarmement.
Le 11 décembre, Amnesty international avait accusé le Hamas de crimes contre l’humanité liés à des attaques contre Israël, menées par sa branche armée le 7 octobre 2023, causant la mort d’au moins 1 221 personnes côté israélien. A l’inverse, la riposte militaire de Tsahal a provoqué plus de 70 300 morts dans le camp palestinien, selon le ministère de la santé local placé sous l’autorité du Hamas.
Via AIP


