Des négociateurs ukrainiens, russes et américains se réunissent mercredi 4 février 2026 à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis (EAU), dans l’espoir de faire progresser les discussions visant à mettre fin à quatre années de guerre en Ukraine, au lendemain de nouvelles frappes massives russes contre des infrastructures énergétiques ukrainiennes, rapportent des médias internationaux.
Le président américain Donald Trump a déclaré mardi 3 février souhaiter que son homologue russe, Vladimir Poutine désire « mette fin à la guerre », après des attaques ayant notamment visé Kiev, la capitale ukrainienne.
Ces frappes russes ont impliqué des centaines de drones et de missiles, provoquant d’importantes coupures de chauffage et d’électricité à Kiev ainsi que dans plusieurs grandes villes du pays, alors que les températures nocturnes descendent jusqu’à -20°C.
Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, chaque attaque de cette ampleur démontre que Moscou n’a pas changé de stratégie. « La Russie continue de miser sur la guerre et la destruction de l’Ukraine », a-t-il affirmé.
Mercredi matin, deux personnes ont été tuées dans une frappe de drone russe dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est), selon les autorités locales, quelques heures avant l’ouverture des discussions à Abou Dhabi.
Dans le cadre des négociations, Moscou exige le retrait des forces ukrainiennes des zones encore sous contrôle russe dans la région de Donetsk, une revendication fermement rejetée par Kiev, qui redoute un éventuel soutien de Washington à la position russe.
La délégation ukrainienne est conduite par le chef du Conseil de sécurité nationale, Roustem Oumerov, tandis que la délégation russe est menée par le chef du renseignement militaire, Igor Kostioukov.
La Russie occupe actuellement près de 20 % du territoire ukrainien et a averti qu’elle se réservait le droit d’atteindre ses objectifs par la voie militaire en cas d’échec de la diplomatie.


