États-Unis : une juge fédérale bloque la suspension des visas d’immigration pour 75 pays

Un nouveau revers judiciaire frappe la politique migratoire de Donald Trump. Une juge fédérale américaine a invalidé vendredi 21 août la mesure qui suspendait depuis janvier le traitement des demandes de visas d’immigrant pour les ressortissants de 75 pays.

La décision a été rendue par Jeannette Vargas, juge du tribunal fédéral du district sud de New York. Elle estime que la politique mise en place par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, est contraire à la loi et que celui-ci a dépassé les pouvoirs dont il disposait en décidant de suspendre le traitement de ces demandes.

La mesure concernait les personnes souhaitant notamment obtenir un visa dans le cadre d’un regroupement familial ou d’une installation permanente aux États-Unis. Plusieurs pays africains figuraient sur la liste, dont le Nigeria, l’Égypte et la Somalie, mais également l’Afghanistan, le Brésil, l’Iran, l’Irak et le Yémen.

Cette suspension ne concernait toutefois pas les visas de court séjour, notamment ceux destinés au tourisme ou aux études. Elle visait spécifiquement les procédures permettant à des ressortissants étrangers d’immigrer durablement aux États-Unis.

L’administration américaine avait défendu cette politique en affirmant qu’elle visait à s’assurer que les futurs immigrants provenant de pays considérés comme présentant un risque élevé n’abusent pas des aides sociales américaines. Cette justification n’a cependant pas convaincu la justice fédérale, qui a considéré que le secrétaire d’État ne disposait pas de l’autorité nécessaire pour mettre en œuvre une telle suspension.

L’affaire faisait suite à une plainte déposée par plusieurs organisations de défense des droits des immigrés, notamment le Catholic Legal Immigration Network et African Communities Together. La décision constitue donc une nouvelle confrontation entre l’administration Trump et la justice américaine autour de sa politique migratoire, alors que plusieurs mesures prises depuis son retour au pouvoir font l’objet de contestations devant les tribunaux.

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