Aux États-Unis, Glynn Simmons, 70 ans, a été déclaré innocent après près d’un demi-siècle derrière les barreaux pour un meurtre qu’il n’avait pas commis. La juge Amy Palumbo de l’Oklahoma a mis fin à cette tragédie, mettant ainsi fin à la plus longue condamnation injustifiée aux États-Unis.
Simmons avait retrouvé la liberté en juillet, sa libération étant motivée par la découverte que des éléments de preuve cruciaux n’avaient jamais été portés à la connaissance de ses avocats. Le procureur du comté a finalement admis le manque de preuves suffisantes pour justifier un nouveau procès.

En 1975, Simmons avait été condamné pour le meurtre de Carolyn Sue Rogers lors du cambriolage d’un magasin d’alcool. Les peines de mort initiales avaient été converties en réclusion à perpétuité, mais Simmons, tout au long des décennies, a maintenu son innocence, affirmant être en Louisiane au moment du crime.
Simmons a réagi avec émotion à la déclaration de son innocence. « Ce qui a été fait ne peut être défait, mais il est possible de rendre des comptes », a-t-il partagé avec les journalistes. Son co-accusé, Don Roberts, avait obtenu une libération conditionnelle en 2008.
Les procureurs avaient négligé de transmettre des éléments de preuve cruciaux, notamment le témoignage d’un témoin identifiant d’autres suspects. La décision de la juge Palumbo souligne l’importance cruciale de réexaminer les procès à la lumière de nouvelles preuves.
Les personnes injustement condamnées en Oklahoma peuvent réclamer une indemnisation allant jusqu’à 175 000 dollars. L’affaire Simmons met en lumière les lacunes du système judiciaire et la nécessité urgente d’une réforme pour éviter des injustices similaires à l’avenir.