Le département de la Défense américain est une nouvelle fois secoué par un départ au sommet. Dan Driscoll, secrétaire à l’Armée des États-Unis, a présenté sa démission au président Donald Trump, après environ 18 mois à ce poste. La Maison-Blanche a confirmé son départ, sans en donner officiellement la raison.
Cette démission intervient toutefois dans un contexte de tensions persistantes entre Dan Driscoll et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Selon plusieurs médias américains, les désaccords portaient notamment sur la transformation de l’armée et sur les décisions concernant plusieurs hauts responsables militaires.
Dan Driscoll, vétéran de la guerre en Irak et proche du vice-président JD Vance, avait notamment défendu plusieurs projets de modernisation de l’armée américaine. Il s’était également impliqué dans les négociations visant à rapprocher la Russie et l’Ukraine.
Ses relations avec Pete Hegseth se seraient progressivement détériorées, notamment après la mise à l’écart de plusieurs hauts gradés. Parmi eux figurait le général Randy George, chef d’état-major de l’armée, avec lequel Driscoll entretenait des relations étroites. La réduction de certains programmes, notamment dans le domaine des drones, aurait également alimenté les désaccords.
La situation est d’autant plus sensible que le départ de Driscoll intervient alors que l’armée américaine est fortement mobilisée dans le conflit avec l’Iran. Son départ laisse provisoirement l’armée sans dirigeant civil confirmé par le Sénat, tandis que le poste de chef d’état-major reste lui aussi sans titulaire permanent depuis le départ de Randy George.
La Maison-Blanche a néanmoins salué le bilan de Dan Driscoll. Sa porte-parole Anna Kelly a estimé qu’il avait été particulièrement efficace dans la mise en œuvre de l’agenda de Donald Trump, notamment en matière de préparation militaire, de capacités opérationnelles et de négociations internationales.
Cette nouvelle démission s’ajoute à une série de changements importants à la tête du Pentagone depuis l’arrivée de Pete Hegseth. John Phelan, alors secrétaire à la Marine, avait lui aussi quitté ses fonctions en avril, tandis que plusieurs hauts responsables militaires ont été remplacés ou écartés.
Pour l’administration Trump, ce départ constitue donc un nouveau test dans la réorganisation profonde de l’appareil militaire américain. Pour l’armée de terre, il ouvre surtout une période d’incertitude au moment où les forces américaines sont engagées sur plusieurs fronts et où les questions de modernisation et de commandement restent particulièrement sensibles.
