(AIP)-Le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, a affirmé le dimanche 4 janvier 2026, que les États-Unis ont besoin de contrôler le Groenland, territoire autonome du Danemark, « pour des raisons de défense », dans une interview accordée au magazine The Atlantic.
« Nous avons absolument besoin du Groenland. Nous en avons besoin pour notre défense », a affirmé le président américain, estimant que l’île est « entourée de navires russes et chinois ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Washington et Copenhague.
Le 22 décembre 2025, le ministère danois des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur des États-Unis au Danemark, Ken Howery, après la nomination par Donald Trump du gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, en tant qu’envoyé spécial américain pour le Groenland.
Selon le président américain, ce dernier « comprend l’importance cruciale du Groenland pour notre sécurité nationale et défendra avec vigueur les intérêts des États-Unis ».
Le 13 mars, Donald Trump avait affirmé que les États-Unis annexeraient le Groenland, tout en déclarant la veille qu’il soutiendrait une éventuelle décision des Groenlandais de rejoindre les États-Unis.
À plusieurs reprises, il a soutenu que l’île devait devenir une partie intégrante du territoire américain, menaçant d’imposer de lourds droits de douane au Danemark en cas de refus. Déjà lors de son premier mandat, Donald Trump avait proposé d’acheter le Groenland, une offre alors rejetée par les autorités danoises et groenlandaises.
Le Groenland bénéficie d’un statut d’autonomie au sein du Royaume du Danemark. En 1951, Washington et Copenhague ont signé un traité de défense du Groenland, en vertu duquel les États-Unis se sont engagés à assurer la protection de l’île contre toute agression, dans le cadre de leurs obligations communes au sein de l’OTAN.


