La raffinerie Dangote, située au Nigeria, a officiellement atteint sa pleine capacité de production, avec une capacité de traitement de 650 000 barils de pétrole par jour. Cette étape marque un tournant majeur dans l’histoire de l’industrie pétrolière en Afrique et conforte le projet comme l’un des plus ambitieux du continent.
Inaugurée il y a quelques années, la raffinerie avait déjà fait sensation par son envergure : il s’agit de l’une des plus grandes installations de raffinage au monde et la plus importante d’Afrique. La montée en puissance jusqu’à son plein potentiel témoigne de la volonté du Nigeria de réduire sa dépendance aux importations de produits raffinés, tout en exportant des produits pétroliers à haute valeur ajoutée.
Avec cette capacité, la raffinerie est désormais en mesure de satisfaire une grande partie des besoins domestiques en carburants et en produits dérivés, mais aussi d’alimenter les marchés régionaux. Cela pourrait contribuer à réduire les coûts logistiques liés à l’importation de carburants, souvent élevés pour de nombreux pays africains, tout en stimulant l’activité économique locale.
La réalisation de ce projet représente également une immense opportunité d’emplois, tant directs qu’indirects, dans les secteurs de la pétrochimie, de la logistique et des services associés. De nombreux experts estiment que l’impact pourrait dépasser le seul secteur énergétique, entraînant un effet de levier sur l’industrialisation et le développement des infrastructures au Nigeria et dans la sous-région.
Au-delà de l’économie nigériane, la montée en puissance de la raffinerie Dangote est perçue comme un signe fort de la capacité des entreprises africaines à mener des projets d’envergure mondiale. Elle intervient dans un contexte où plusieurs pays du continent cherchent à renforcer leur souveraineté énergétique et à attirer davantage d’investissements dans les infrastructures industrielles.


