Crise du cacao: le gouvernement modifie le calendrier des campagnes de commercialisation

Le gouvernement ivoirien a décidé de réaménager le calendrier des campagnes de commercialisation du cacao, selon une information confirmée par le Conseil du café-cacao, vendredi 27 février 2026.

La principale mesure annoncée porte sur un changement des dates des campagnes. Désormais, la grande campagne s’ouvrira le 1er septembre pour s’achever le 28 février, soit un écourtement d’un mois. La campagne intermédiaire débutera, quant à elle, le 1er mars et prendra fin le 31 août, étant ainsi avancée d’un mois.

D’après les informations recueillies, par ailleurs par l’AIP, cette mesure permettrait de faire face à la grave crise qui secoue la filière depuis novembre 2025, marquée par l’effondrement des cours mondiaux et l’accumulation de stocks.

Cette réorganisation va faciliter la reprise des achats de fèves par les multinationales et les exportateurs locaux, dont les activités avaient été arrêtées ou fortement réduites ces derniers mois en raison de la crise.

Le marché mondial du cacao connaît une chute continue depuis novembre 2025, mettant en difficulté l’équilibre financier du secteur. Pour contenir l’impact sur les producteurs, le gouvernement avait d’abord engagé des mesures de stabilisation du prix garanti fixé à 2 800 FCFA/kg, notamment à travers un programme de rachat du stock résiduel.

L’avancement de la campagne intermédiaire devrait donc permettre de relancer l’ensemble de l’appareil productif et industriel, en assurant un écoulement plus rapide des fèves. Dans la nouvelle configuration, les planteurs devraient pouvoir vendre leur production en quelques semaines, alors que nombre d’entre eux se trouvaient sans solution de commercialisation depuis plusieurs mois.

La filière cacao représente environ 1,2 million de producteurs et fait vivre près de huit millions de personnes en Côte d’Ivoire. Premier producteur mondial de fèves, premier exportateur de produits dérivés et premier broyeur mondial de cacao, le pays demeure fortement exposé aux fluctuations du marché international dominé par les grandes industries du cacao et du chocolat.

Ces décisions, bien que contraignantes, sont nécessaires pour éviter une paralysie durable du secteur, pilier de l’économie nationale.

Via AIP

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