Le marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA) a mobilisé un total de 4 204,7 milliards FCFA de ressources en 2025, a indiqué mardi 20 janvier 2026, le directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), Dr Edoh Kossi Amenounvé, lors de la présentation du bilan des activités de la Bourse au titre de l’année 2025 et des perspectives pour 2026.
Cette mobilisation, qui constitue, selon Dr Amenounvé, la plus importante depuis le démarrage des activités du marché financier régional, est dominée par les emprunts obligataires émis par les États, soit 87,6 %, représentant 3 684,9 milliards FCFA. L’épargne collective représente 10 % de cette mobilisation, tandis que les opérations sur les titres de capital en constituent 2,4 %.
Au niveau du marché obligataire, plus de 35 nouvelles lignes obligataires ont été enregistrées. Le marché demeure ainsi dominé par les émetteurs souverains, qui représentent 77 % des admissions, avec une présence particulièrement marquée du Sénégal, auteur de 12 emprunts. Trois emprunts thématiques ont également été enregistrés. À ce titre, la BRVM occupe la deuxième place en Afrique pour la cotation de social bonds.
Par ailleurs, sur la période 2021-2025, l’indice BRVM Composite a franchi un nouveau seuil historique en atteignant 345,75 points à fin 2025, soit une progression de 25,26 %. Cette évolution soutenue sur cinq ans témoigne de la maturité et de l’attractivité du marché financier régional.
Avec un marché de plus en plus performant, la BRVM consolide son poids sur l’échiquier continental, notamment à travers la progression de la capitalisation boursière et du nombre de sociétés cotées. La capitalisation totale s’élève à 24 781 milliards FCFA, soit 18,37 % du PIB de l’UEMOA. La BRVM se classe ainsi, pour l’année 2025, dans le top 5 des bourses africaines.
Enfin, pour l’année 2026, le directeur général de la BRVM a affirmé viser une bourse « transformée par la technologie ». A cet effet, la BRVM entend intégrer les nouvelles technologies dans l’ensemble de ses activités et métiers. Elle prévoit également de promouvoir des émissions constituant une avancée concrète vers une finance plus inclusive et durable, alignée sur les besoins des populations.
Les priorités pour 2026 incluent aussi l’introduction de nouveaux produits, notamment les fonds d’investissement cotés (ETF), l’optimisation des rendements et des mécanismes de couverture, l’encouragement des industries extractives à entrer en bourse, ainsi que le renforcement de l’éducation boursière.


