À Bouaflé, la Place Tchin-Tchin n’a pas seulement servi de décor protocolaire. Elle a accueilli, le 21 février 2026, un moment politique à forte portée symbolique : un hommage public rendu au corps préfectoral et aux Forces de Défense et de Sécurité.
À l’initiative de Zoro Bi Ballo Épiphane, 51 acteurs sécuritaires et administratifs ont été distingués pour leur « professionnalisme, leur discipline et leur engagement constant au service de l’État ». Le geste dépasse le simple cérémonial. Il touche au cœur du contrat républicain.
Une reconnaissance assumée
Placée sous la présidence du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense, et représentée par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général de Corps d’Armée Vagondo Diomandé, la cérémonie a rassemblé autorités administratives, élus, cadres et chefferies traditionnelles.
Le message était clair : la stabilité n’est pas un acquis automatique. Elle se construit. Elle se protège.
Prenant la parole au nom des populations, Zoro Bi Ballo Épiphane a résumé l’esprit de l’initiative :
« Nous sommes ici pour dire merci. Merci notamment à nos forces de l’ordre et à nos administrateurs, le corps préfectoral en tête, qui ont été à la fois des vecteurs de paix, et des remparts de notre démocratie lors des dernières échéances électorales. »
La référence aux élections n’est pas anodine. Elle replace l’hommage dans une séquence nationale où la maîtrise sécuritaire constitue un indicateur clé de maturité démocratique.
Sécurité et développement : le lien stratégique
Cette cérémonie s’inscrit dans une vision plus large. Celle défendue au sommet de l’État par le Président Alassane Ouattara.Comme rappelé, « la stabilité sécuritaire constitue une priorité stratégique, condition indispensable à la paix durable, à la démocratie apaisée et à la prospérité économique du pays ».
Le triptyque est limpide : sécurité, démocratie, croissance. Sans ordre public maîtrisé, pas d’investissements durables. Sans confiance institutionnelle, pas de dynamique économique solide.
Dans ce contexte, honorer publiquement 51 serviteurs de l’État revient à consolider le capital confiance entre administration, forces de sécurité et populations. C’est un signal politique.
Un acte à la fois symbolique et structurant
En distinguant ces agents, Zoro Bi Ballo Épiphane a posé un acte que plusieurs observateurs ont qualifié de « maturité politique » et de « culture de reconnaissance institutionnelle encore rare dans l’espace public ivoirien ».
Le geste est double. Symbolique, parce qu’il valorise l’engagement républicain. Structurant, parce qu’il renforce la légitimité des institutions locales dans un contexte où la cohésion sociale demeure un pilier stratégique.
À Bouaflé, ce 21 février, il ne s’agissait pas seulement de décorations. Il s’agissait d’un message. La stabilité se célèbre. Mais surtout, elle se protège.


