Costa Rica : la candidate de droite Laura Fernandez remporte l’élection présidentielle

La nouvelle présidente du Costa Rica, Laura Fernandez

La politologue de droite Laura Fernandez a remporté, dimanche 1er février 2026, l’élection présidentielle au Costa Rica, à la faveur de résultats partiels la plaçant largement en tête dès le premier tour.

Selon les médias internationaux, les données portant sur environ 88 % des bureaux de vote attribuent à Mme Fernandez près de 49 % des suffrages, soit neuf points au-dessus du seuil requis pour une victoire dès le premier tour. Son principal adversaire, l’économiste de centre droit Alvaro Ramos, a reconnu sa défaite après avoir recueilli environ 33 % des voix.

Âgée de 39 ans, Laura Fernandez s’est proclamée « présidente élue » lors d’un échange téléphonique avec son mentor politique, le président sortant Rodrigo Chaves, une conversation diffusée à la télévision nationale. Elle a ensuite célébré sa victoire avec ses partisans dans la capitale, San José.

Ancienne ministre ayant dirigé deux portefeuilles depuis l’arrivée au pouvoir de Rodrigo Chaves en 2022, Mme Fernandez s’est présentée durant la campagne comme la « candidate de la continuité ». Son programme met l’accent sur une politique sécuritaire renforcée pour lutter contre la violence liée au narcotrafic, dans un pays longtemps considéré comme l’un des plus sûrs d’Amérique centrale.

Elle promet notamment d’achever la construction d’une prison de haute sécurité inspirée du modèle salvadorien du Centre de confinement du terrorisme, d’alourdir certaines peines pénales et, si nécessaire, de suspendre temporairement certains droits dans les zones les plus affectées par la criminalité.

« Vous pouvez être sûrs que la sécurité restera l’une des principales priorités du gouvernement », avait-elle déclaré durant la campagne dans un message adressé au président salvadorien Nayib Bukele, qui l’a félicitée par téléphone dès l’annonce des premiers résultats.

Toutefois, ses détracteurs dénoncent un « opportunisme politique », l’accusant d’importer un modèle sécuritaire controversé. Si la politique de Nayib Bukele est saluée dans la région pour la réduction de la violence des gangs, elle est également critiquée par les organisations de défense des droits humains, qui évoquent des détentions arbitraires et des accusations de torture.

Laura Fernandez espère par ailleurs obtenir une majorité au Parlement afin de réformer le système judiciaire, que le président sortant Rodrigo Chaves considère comme l’un des facteurs de la recrudescence de la criminalité liée au trafic de drogue.

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