Conflit au Moyen-Orient : inquiétudes nucléaires en Iran et aggravation de la crise humanitaire au Liban

Smoke and dust rise after an Israeli strike on Beirut's southern suburbs, following an escalation between Hezbollah and Israel amid the U.S.-Israeli conflict with Iran, Lebanon, March 2, 2026. REUTERS/Mohamed Azakir

La guerre au Moyen-Orient continue de s’intensifier, marquée par des frappes persistantes, une détérioration de la situation humanitaire et des inquiétudes croissantes autour de la sûreté nucléaire en Iran et de la crise des déplacés au Liban, ont rapporté diverses agences onusiennes, mercredi 18 mars 2026.

L’Agence internationale de l’énergie atomique(AIEA) a indiqué qu’un projectile a touché l’enceinte de la centrale nucléaire de Bouchehr, située dans le Sud du pays, sans faire de victimes ni causer de dégâts matériels. Son directeur général, Rafael Mariano Grossi, a appelé à la retenue afin d’éviter tout accident nucléaire dans le contexte du conflit en cours.

Sur le plan humanitaire, l’UNICEF a renforcé son intervention en Iran, en déployant des unités mobiles de santé, des tentes de soins et des kits médicaux d’urgence, au bénéfice d’au moins 226 000 personnes affectées par les bombardements déclenchés depuis le 28 février. L’agence met également l’accent sur l’accompagnement psychosocial des enfants touchés.

Au Liban, la situation se dégrade rapidement avec des centaines de morts et plus d’un million de personnes déplacées, fuyant les bombardements et les ordres d’évacuation liés aux affrontements entre Israël et le Hezbollah. La concentration de déplacés, notamment à Beyrouth et dans le Mont-Liban, exerce une forte pression sur les infrastructures d’accueil et les services sociaux.

Les partenaires humanitaires alertent sur l’augmentation des risques de protection, notamment pour les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap, dans un contexte de surpopulation des abris et d’accès limité aux services de base.

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a, pour sa part, évoqué une « détérioration inquiétante » de la situation sécuritaire, marquée par de violents échanges de tirs le long de la Ligne bleue, appelant à un cessez-le-feu total et au respect de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.

Par ailleurs, les infrastructures de télécommunications au Liban subissent de lourdes perturbations en raison des dégâts causés aux réseaux et des pénuries d’électricité et de carburant, compliquant davantage la coordination des secours.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde contre une « urgence de santé publique à plusieurs niveaux » dans la région. Selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, plus de 1 440 personnes ont été tuées et plus de 18 700 blessées en Iran, tandis qu’au Liban, le bilan fait état d’au moins 886 morts et plus de 2 100 blessés.

L’OMS a également recensé des dizaines d’attaques contre des établissements de santé, aggravant l’accès déjà difficile aux soins, notamment pour les blessés, les malades chroniques, les femmes enceintes et les personnes âgées.

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