À Daloa, lundi 26 janvier 2026, plus de 2 000 délégués de la filière cacao se réuniront pour un rendez-vous qui pourrait changer la donne. L’ANAPROCI, qui représente 702 000 producteurs à travers le pays, entend trancher sur le plan d’enlèvement des 123 000 tonnes de cacao invendues annoncé par le gouvernement. Objectif affiché : fluidifier les ventes, protéger le revenu des producteurs et décongestionner le bord champ.
Depuis plusieurs mois, l’ANAPROCI et le SYNAPCI tirent la sonnette d’alarme sur les difficultés d’écoulement du cacao, liées aux ventes anticipées et aux quotas imposés par certains exportateurs. Cette assemblée générale extraordinaire n’est donc pas qu’une formalité : elle marque un moment décisif pour que les producteurs retrouvent leur voix dans les décisions qui structurent l’économie ivoirienne.
Au terme de la rencontre, l’ANAPROCI prévoit d’adopter une position officielle et de dessiner une feuille de route pour défendre les intérêts de la majorité silencieuse qui fait la richesse du pays. Pour les producteurs, le choix de Daloa sera bien plus qu’un débat : c’est l’avenir de la filière cacao qui se joue.
