Bouaké forme 500 jeunes aux métiers des énergies renouvelables et parie sur l’économie verte

Bouaké forme 500 jeunes aux métiers des énergies renouvelables et parie sur l’économie verte

Bouaké forme 500 jeunes aux métiers des énergies renouvelables et parie sur l’économie verte

À Bouaké, la transition énergétique prend désormais le visage de la jeunesse. Depuis le 18 mai 2026, 500 jeunes de la capitale du Gbêkê suivent une formation gratuite aux métiers du solaire et du biogaz, dans le cadre d’un programme financé par la municipalité dirigée par Amadou Koné.

Derrière cette initiative, la mairie poursuit une ambition plus large : transformer les défis urbains en opportunités économiques. Chômage des jeunes, gestion des déchets, accès à l’énergie et entrepreneuriat local se retrouvent ainsi au cœur d’un même projet porté par le programme quinquennal « Bouaké Nouveau ».

Pour concrétiser cette stratégie, la commune s’est associée à Sunlight-To-The-Rescue, une entreprise américaine spécialisée dans les solutions d’énergies renouvelables. La formation, dont le coût est estimé à 250 000 FCFA par participant, est intégralement prise en charge par la mairie, un investissement conséquent qui traduit la volonté des autorités locales de miser sur les compétences vertes comme moteur de développement.

Le lancement officiel du séminaire s’est tenu à l’Hôtel de Ville de Bouaké en présence de plusieurs responsables municipaux, parmi lesquels l’honorable Silué Pégabila, des adjoints au maire et des représentants de la jeunesse.

Prenant la parole au nom du maire, Silué Pégabila a insisté sur la nécessité pour les jeunes de se positionner sur les nouveaux métiers liés à la transition énergétique, un secteur en pleine expansion en Afrique de l’Ouest sous l’effet de la montée des besoins en électrification et des politiques de décarbonation.

Pendant quatre jours, du 18 au 21 mai, les participants ont alterné cours théoriques et exercices pratiques. Au programme : techniques de production du biogaz, installation de systèmes solaires hybrides, fabrication de mini-biodigesteurs, mais aussi initiation à l’entrepreneuriat vert et à la structuration de projets.

L’engouement observé autour de l’initiative illustre l’intérêt croissant des jeunes pour les métiers liés aux énergies renouvelables. Plus de 300 participants avaient déjà pris part aux premières sessions, selon les organisateurs.

Le contenu pédagogique, conçu par Jean-Yves Dalle, dépasse le simple apprentissage technique. Les bénéficiaires ont également été formés aux opportunités de marché dans le solaire, aux mécanismes de financement des projets verts ainsi qu’à l’élaboration de plans d’affaires.

Au-delà de la formation, la municipalité cherche surtout à faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs locaux capables de développer des activités autour des kits solaires, des biodigesteurs ou encore de la valorisation des déchets organiques.

Dans une ville confrontée à une forte pression démographique et à des besoins croissants en emploi, cette orientation vers les métiers verts apparaît comme un pari stratégique. Les énergies renouvelables constituent aujourd’hui l’un des segments les plus dynamiques de l’économie africaine, portées par la demande en solutions énergétiques décentralisées et par l’essor des investissements climatiques.

En misant sur la formation, l’innovation et l’accompagnement entrepreneurial, Bouaké tente ainsi de se positionner comme un futur pôle local de compétences dans l’économie verte ivoirienne. Une manière, pour la deuxième ville du pays, de transformer la transition énergétique en levier concret d’inclusion et de croissance.

Votre Page

A voir également sur Kessiya

Quitter la version mobile