dans le cadre du conflit entre la Russie et l’Ukraine, Moscow prévoit d’augmenter sa puissance balistique à 200 missiles selon le rapport d’un commandant ukrainien spécialisé dans les drones, Moscou chercherait à presque tripler sa puissance de frappe. À ce titre, Kyiv estime que la Russie pourrait être en mesure d’intensifier ses offensives, notamment à partir de la Crimée, qu’elle utilise comme base militaire.
Cette alerte met en lumière une faiblesse majeure pour l’Ukraine : le manque de missiles intercepteurspour les systèmes Patriot, fabriqués aux États-Unis. Pour les forces ukrainiennes, ces intercepteurs constituent l’un des rares moyens capables d’abattre des missiles balistiques. Or, la pénurie actuelle signifie que, lors des bombardements massifs, de nombreux projectiles parviennent déjà à franchir les défenses et à atteindre leurs cibles.
Face à cette situation, et alors que les autorités américaines envoient des signaux jugés contradictoires sur une éventuelle licence concernant ces missiles, Kyiv affirme devoir multiplier des options alternatives. Depuis le début de l’offensive, fin juin, les forces ukrainiennes auraient mené des frappes contre des infrastructures clés : ponts ferroviaires, dépôts de carburantet installations électriques.L’objectif : perturber les circuits d’approvisionnement et réduire la capacité de la Russie à soutenir ses opérations.
Dans la même logique, les autorités ukrainiennes indiquent avoir détruit **plus de 300 éléments**liés à la défense aérienne russe, notamment des systèmes sol-air, des stations radar et des équipements de guerre électronique. Ces actions viseraient, selon Kyiv, à ouvrir la voie aux drones et à réduire l’efficacité des moyens de détection et de riposte.
De son côté, Moscou chercherait à renforcer sa communication dans la péninsule. Le commandant ukrainien affirme que la Russie déploie des dispositifs de brouillage, susceptibles de dégrader une partie de la connectivité via Starlinken Crimée. Elle construirait également, selon lui, son propre réseau de communication par satellite.
Une telle évolution, met en garde Kyiv, représenterait un risque majeur à l’échelle internationale : “une dictature aura accès à l’information partout dans le monde”, estime le commandant ukrainien, en dénonçant la perspective d’un contrôle technologique accru.
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