Dans le cadre de la vaste publication des documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein, plusieurs parlementaires américains ont exprimé leur surprise et leur mécontentement après avoir constaté que les noms de six hommes figuraient dans les fichiers mais avaient été occultés sans explication par le ministère de la Justice lors de leur diffusion publique.
Ces documents, qui comprennent plusieurs millions de pages d’informations judiciaires, ont été partiellement censurés avant d’être rendus accessibles. Des élus des deux grands partis politiques ont pu consulter des versions non caviardées sous certaines conditions et ont déclaré que les noms de six individus, dont celui d’un haut responsable d’un gouvernement étranger et d’un autre personne considérée comme importante, avaient été masqués sans justification claire.
Les parlementaires à l’origine de cette dénonciation ont souligné qu’il est inhabituel que des identités soient retirées sans motif légal sérieux, notamment lorsque la loi exige que les seules exceptions à la transparence soient la protection des victimes ou des informations judiciaires sensibles. Ils ont également insisté sur le fait que la simple présence d’un nom dans ces documents ne signifie pas qu’une personne est accusée d’un crime, mais que l’absence d’explication sur le masquage de certains noms soulève des questions légitimes.
Selon ces élus, cette situation met en lumière les limites de la diffusion actuelle des dossiers, car certaines parties restent encore très lourdement redigérées ou restreintes, malgré les efforts pour répondre aux attentes de transparence. Ils ont appelé à un examen plus rigoureux des caviardages et à une clarification officielle des motifs qui ont conduit à l’occultation des identités en question.


