Des députés français appartenant au groupe La France insoumise (LFI) ont officiellement demandé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire à l’Assemblée nationale afin de faire la lumière sur les liens présumés entre certaines personnalités françaises et le dossier Epstein. Cette initiative intervient alors que de nouveaux documents liés à l’affaire continuent d’être rendus publics aux États-Unis, avec des noms de personnalités politiques, économiques et culturelles évoqués dans diverses correspondances ou échanges.
Les élus insistent sur la nécessité pour le Parlement français de s’emparer du sujet, estimant que la simple médiatisation internationale ne suffit pas à garantir une transparence complète sur les implications potentielles de citoyens français ou de résidents du pays. Selon eux, la création d’une commission d’enquête permettrait d’entendre des témoins, d’examiner des documents et de déterminer si des enquêtes judiciaires complémentaires sont nécessaires sur le territoire national.
Dans leur demande, les députés de LFI soulignent que la portée mondiale de l’affaire Epstein et la diversité des personnalités citées dans les fichiers nécessitent une réaction adaptée des institutions françaises, afin d’éviter que des zones d’ombre ne subsistent ou que des éléments importants ne soient ignorés. Ils souhaitent également que cette commission puisse collaborer avec les autorités internationales pour accéder à des pièces ou des témoignages qui ne sont pas encore disponibles en France.
L’initiative de LFI suscite des réactions contrastées au sein de l’hémicycle. Certains parlementaires estiment qu’une commission d’enquête est justifiée pour renforcer la confiance du public dans les institutions, tandis que d’autres jugent que cela risque d’alimenter des polémiques sans fondement tant que des accusations formelles n’ont pas été établies.
Pour l’instant, la demande doit encore être examinée par l’Assemblée nationale avant qu’un vote puisse être organisé. Si elle était acceptée, cette commission d’enquête pourrait être l’une des plus médiatisées de la législature, tant par le nombre de personnalités concernées que par l’attention internationale portée à l’affaire Epstein.


