À Nahi-Konankro, dans la sous-préfecture de Bédiala, l’accès à l’eau potable s’est nettement amélioré avec la mise en service d’un nouveau forage. Réalisé à l’initiative d’Irié Lou Gouéva Louise, l’ouvrage doit soulager quelque 1 500 habitants, notamment les femmes qui parcouraient plusieurs kilomètres pour s’approvisionner.
À Nahi-Konankro, l’eau n’est désormais plus une quête quotidienne. Jeudi 6 août 2026, les populations de cette localité du Haut-Sassandra ont officiellement inauguré un forage destiné à répondre à une pénurie qui durait depuis plusieurs années.
Créé en 1965 et situé à une trentaine de kilomètres de Daloa, le village dépendait principalement de puits qui se sont progressivement asséchés. Les habitants avaient alors recours à des marigots situés jusqu’à un kilomètre du village, tandis que certaines femmes parcouraient plusieurs kilomètres pour trouver de l’eau.
« Nous nous levons à 4 heures du matin pour chercher de l’eau. Parfois, nous marchons jusqu’à 6 kilomètres. Et souvent, nous revenons avec une seule cuvette, ou même rien du tout », témoignait Yao Affoué Monique.
À la distance s’ajoutait la question de la qualité de l’eau. L’utilisation d’eaux stagnantes ou troubles suscitait des inquiétudes sanitaires, tandis que les longs trajets exposaient les femmes et les jeunes filles à différents risques.
Une réponse à une urgence sociale
C’est face à cette situation qu’Irié Lou Gouéva Louise a décidé de financer la réalisation du forage.
Lors de l’inauguration, la conseillère municipale de Bédiala, fille de la région et présidente du Parti de la Renaissance et du Rassemblement (PRR), a expliqué avoir voulu transformer une doléance des populations en action concrète.
« Lorsque les habitants de Nahi-Konankro m’ont fait part de cette préoccupation, je les ai entendus. J’ai estimé qu’il ne fallait pas seulement en parler, mais qu’il fallait agir », a-t-elle déclaré.
Pour elle, l’accès à l’eau constitue bien davantage qu’une question d’infrastructure. Il touche directement à la santé, à la dignité des familles et aux conditions de vie des communautés.
« Aujourd’hui, nous n’inaugurons pas seulement une installation technique. Nous inaugurons une source de soulagement, de dignité et d’espoir », a-t-elle souligné.
Les femmes en première ligne
La mise en service du forage devrait particulièrement transformer le quotidien des femmes, qui assumaient l’essentiel de la corvée d’eau.
« Aujourd’hui, je ressens une très grande joie. Grâce à cette réalisation, nous avons désormais de l’eau à proximité de chez nous. Nous n’aurons plus besoin de parcourir de longues distances pour aller chercher de l’eau », s’est réjouie N’Goran Amoin Edith Rosine, au nom des femmes.
La réduction des distances devrait leur permettre de consacrer moins de temps à la recherche de l’eau, tout en limitant les risques liés aux déplacements vers les points d’eau éloignés.
Au nom de la communauté, M. Kouassi a également exprimé sa reconnaissance à la donatrice. Les habitants pourront désormais disposer d’un point d’eau à proximité pour la consommation, la préparation des repas et les besoins d’hygiène.
Un ouvrage à préserver
L’inauguration marque toutefois le début d’une nouvelle responsabilité pour la communauté : assurer la pérennité du forage.
Irié Lou Gouéva Louise a appelé les habitants à préserver les abords de l’ouvrage, à éviter le gaspillage et à signaler rapidement les éventuelles pannes.
Le représentant du sous-préfet de Bédiala, Coulibaly Pacôme, a également invité les populations à mettre en place un comité de gestion efficace.
« Préserver cette infrastructure, c’est garantir aux générations futures un accès durable à cette ressource précieuse qu’est l’eau », a-t-il indiqué.
Il a par ailleurs salué une réalisation de « haute portée sociale et humanitaire », estimant qu’elle vient compléter les efforts engagés par l’État dans le secteur de l’hydraulique.
D’autres besoins restent à satisfaire
Pour les autorités comme pour les populations, le forage constitue une avancée importante, mais il ne règle pas l’ensemble des difficultés de Nahi-Konankro.
La localité doit encore répondre à plusieurs besoins dans l’éducation, la santé, les voies d’accès, l’autonomisation des femmes, l’accompagnement des jeunes et le développement des activités économiques.
Irié Lou Gouéva Louise a assuré qu’elle resterait à l’écoute des populations et continuerait à soutenir les initiatives susceptibles d’améliorer leurs conditions de vie.
À Nahi-Konankro, le forage représente ainsi plus qu’un nouvel équipement. Après des années de pénurie, il apporte un soulagement immédiat à quelque 1 500 habitants et ouvre une nouvelle perspective pour une communauté qui entend désormais poursuivre sa marche vers le développement.
