L’ancien président sénégalais Macky Sall a franchi une étape clé dans sa candidature à la tête de l’Organisation des Nations unies en se prêtant à l’exercice du « grand oral » devant les États membres.
Face aux représentants des 193 pays de l’ONU, l’ex-chef d’État a défendu sa vision pour l’avenir de l’institution, dans le cadre du processus visant à désigner le successeur de António Guterres dont le mandat arrive à son terme fin 2026.
Pendant plusieurs heures d’échanges, Macky Sall s’est présenté comme un homme d’expérience, mettant en avant ses douze années à la tête du Sénégal. Il a plaidé pour une réforme en profondeur du système multilatéral, insistant sur la nécessité d’une ONU plus efficace, plus équitable et mieux adaptée aux défis contemporains.
Parmi les priorités défendues, l’ancien président a évoqué le renforcement de la diplomatie préventive, la réforme du Conseil de sécurité ainsi qu’un meilleur accompagnement des pays en développement, notamment sur la question de la dette.
Seul candidat africain en lice, Macky Sall bénéficie d’un positionnement particulier dans cette course internationale. Toutefois, sa candidature suscite des réactions contrastées, y compris au sein du continent africain, où les soutiens ne sont pas unanimes.
Autre particularité, il est le seul des candidats déclarés à ne pas avoir exercé de fonctions au sein de l’ONU, un élément qui pourrait jouer en sa faveur comme en sa défaveur selon les observateurs
