Plusieurs responsables européens alertent sur des opérations d’espionnage menées par la Russie, qui aurait intercepté des communications sensibles en se rapprochant de satellites européens en orbite.
Au cœur de ces soupçons, deux satellites russes, identifiés comme Luch-1 et Luch-2. Ces engins auraient adopté des comportements jugés anormaux en se positionnant à proximité immédiate de satellites européens, notamment ceux utilisés pour les télécommunications. Leur objectif présumé : capter des données transitant entre les satellites et les stations au sol.
Les satellites ciblés sont majoritairement utilisés à des fins civiles, comme la diffusion de télévision ou les communications, mais ils transportent également des informations plus sensibles, notamment gouvernementales ou militaires. Une faille importante réside dans le fait que certains de ces systèmes, plus anciens, ne disposent pas de cryptage suffisant, ce qui les rend vulnérables à ce type d’interception.
Selon plusieurs analystes, ces satellites russes seraient capables de « se placer » dans le faisceau de transmission des données pour en capter une partie. Même sans pouvoir décrypter entièrement les contenus, ils pourraient récupérer des informations stratégiques comme les schémas d’utilisation, la localisation des stations au sol ou encore les habitudes de communication.
Depuis leur mise en service, ces satellites auraient approché à plusieurs reprises des infrastructures spatiales européennes, parfois pendant de longues périodes. Ces manœuvres sont considérées comme suspectes et s’inscrivent dans une stratégie plus large de renseignement spatial.
Si ces opérations ne permettent pas nécessairement de détruire ou de brouiller directement les satellites visés, elles pourraient fournir des informations précieuses pour de futures actions.
