L’activiste panafricaniste Kemi Seba a été arrêté en Afrique du Sud, où il fait désormais l’objet d’une procédure d’extradition vers le Bénin, pays qui le recherche dans le cadre d’une affaire liée à la sûreté de l’État.
Selon les autorités sud-africaines, l’interpellation a eu lieu lundi, en compagnie de l’un de ses proches, pour des faits présumés de facilitation d’entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo. La police locale a confirmé que la procédure judiciaire est en cours, ouvrant la voie à une possible remise aux autorités béninoises.
De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba est visé par un mandat d’arrêt émis par le Bénin. Il est notamment poursuivi pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et « incitation à la rébellion ». Les autorités béninoises l’accusent également d’avoir apporté un soutien à la tentative de coup d’État survenue en décembre 2025.
Figure controversée du panafricanisme et dirigeant de l’ONG Urgences panafricanistes, Kemi Seba s’est imposé ces dernières années comme une voix influente sur les questions de souveraineté africaine et de critique des relations avec les puissances occidentales. Ses prises de position lui ont valu un large soutien auprès d’une partie de la jeunesse, mais aussi de nombreuses tensions avec plusieurs gouvernements africains.
Reste désormais à savoir si la justice sud-africaine donnera son feu vert pour son extradition au Bénin.
