Le gouvernement du Zimbabwe a décidé de mettre fin aux négociations sur un accord de financement de 350 millions de dollars proposé par les États-Unis, arguant que les conditions associées à l’aide étaient contraires aux intérêts nationaux et risquaient de compromettre sa souveraineté. Cette décision intervient après plusieurs mois de discussions entre Harare et Washington dans le cadre d’un projet de coopération sanitaire bilatérale.
Le financement envisagé devait s’inscrire dans une stratégie américaine de soutien à la santé publique, couvrant des domaines tels que la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et d’autres défis du système sanitaire. Toutefois, les autorités zimbabwéennes ont estimé que certains termes proposés, notamment des demandes d’accès prolongé à des données sensibles et à des ressources stratégiques, allaient bien au-delà d’une simple assistance financière. Elles l’ont jugé déséquilibré et susceptible d’affaiblir l’autonomie du pays dans la gestion de ses affaires internes.
Selon le gouvernement de Harare, l’accord aurait également nécessité de partager des jeux de données et des ressources qui sont considérés comme des éléments centraux de l’indépendance nationale. Ce partage, sans contreparties claires sur l’accès à d’éventuelles innovations ou bénéfices découlant de ces informations, a été perçu comme un désavantage majeur pour le Zimbabwe et une atteinte potentielle à sa maîtrise des politiques publiques.
L’exécutif zimbabwéen a ainsi préféré privilégier sa capacité à décider de manière autonome des priorités et des stratégies de développement, en particulier dans le secteur de la santé. Harare a souligné que toute assistance étrangère doit respecter pleinement la souveraineté du pays, sans imposer des conditions excessives qui lieraient son système de santé ou ses ressources stratégiques à des intérêts externes.


