Le chef de cabinet du premier ministre britannique Keir Starmer a présenté sa démission, dans un contexte politique tendu lié à l’affaire Jeffrey Epstein. Cette décision intervient alors que de nouvelles révélations continuent d’alimenter les débats publics et politiques au Royaume-Uni, suscitant des pressions croissantes sur les responsables gouvernementaux.
La démission du chef de cabinet survient quelques jours après que plusieurs documents liés à l’affaire Epstein ont été rendus publics, faisant apparaître des échanges, rencontres ou associations qui ont été jugés “inappropriés” ou politiquement sensibles par certains acteurs de la scène politique britannique. Si aucune accusation criminelle n’est portée contre le premier ministre lui-même, la présence du nom de personnalités proches dans ces documents a suffi à créer des frictions au sein du gouvernement.
Dans sa lettre de démission, le chef de cabinet a reconnu la charge médiatique et politique entourant l’affaire, estimant qu’il était nécessaire de permettre à l’exécutif de poursuivre ses travaux sans être pénalisé par des polémiques périphériques. Il a également affirmé que sa décision visait à protéger l’intégrité des institutions et à éviter que le débat ne nuise davantage à l’action gouvernementale.
La réaction de Keir Starmer a été mesurée : le premier ministre a salué le travail accompli par son chef de cabinet tout en regrettant une situation qui, selon lui, ne devait pas occulter les priorités du gouvernement sur des dossiers centraux comme l’économie, la sécurité et les services publics. Plusieurs voix politiques ont toutefois estimé que cette démission illustre la sensibilité de l’affaire Epstein, encore capable de provoquer des remous institutionnels bien au-delà des frontières américaines.


