Le président des Etats-Unis, Donald Trump, va s’entretenir le jeudi 15 janvier 2026 à Washington avec l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, dans un contexte politique et diplomatique particulièrement tendu, dix jours après l’arrestation aux Etats-Unis de l’ex-président vénézuélien Nicolás Maduro.
Cette rencontre intervient quatre jours après que M. Trump a déclaré être « impatient » de rencontrer Mme Machado, alors qu’au moins 116 prisonniers auraient été libérés depuis le 8 janvier. Une partie de la presse internationale évoque toutefois un chiffre plus proche de la cinquantaine de libérations sur la même période.
Les discussions se tiennent également dans un contexte énergétique stratégique, alors que le gouvernement vénézuélien prévoit de fournir aux Etats-Unis au moins 50 millions de barils de pétrole brut. Les sociétés suisses Trafigura et Vitol, sollicitées par Washington, ont accepté de « faciliter la vente du pétrole vénézuélien ».
Les pourparlers surviennent cinq jours après l’investiture de l’ancienne vice-présidente Delcy Rodríguez en qualité de présidente intérimaire. Une partie de l’opinion publique s’attendait pourtant à voir Maria Corina Machado accéder à un rôle central dans la transition politique.
Cette séquence politique intervient alors que Nicolás Maduro, détenu aux Etats-Unis et poursuivi pour « narcoterrorisme », a affirmé demeurer le président légitime du Venezuela. Lors de sa première comparution, le 5 janvier, il s’est présenté comme « un prisonnier de guerre » et a plaidé non coupable. Mme Rodríguez avait auparavant insisté sur le fait que M. Maduro restait « l’unique président » du pays, affirmant sa volonté de « défendre le Venezuela et ses ressources naturelles ».
Aucune résolution n’a par ailleurs été adoptée à l’issue du Conseil de sécurité des Nations unies, réuni le même jour que la comparution de M. Maduro. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a pour sa part estimé que « l’heure est grave ».
Sur le plan international, la situation continue de diviser. L’Iran a dénoncé « une violation flagrante de l’intégrité territoriale » du Venezuela, tandis que le Brésil a évoqué « une atteinte à la souveraineté ». La Russie a condamné « une agression armée inacceptable ».
De son côté, la France souhaite voir l’opposant Edmundo González, qu’elle considère comme le président « élu » en 2024, assurer la transition politique.


