Les Émirats arabes unis ont réaffirmé leur alliance stratégique avec l’Afrique et annoncé un engagement de 110 milliards de dollars d’investissements sur la période 2019-2023, par la voix de leur ministre d’État aux Affaires étrangères, Sheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan, samedi 14 février 2026, lors d’un sommet de l’Union africaine (UA), selon une note transmise à l’AIP.
Il a souligné que la relation entre son pays et le continent ne relève pas d’une opportunité de circonstance, mais s’inscrit dans une histoire ancienne d’échanges commerciaux à travers la mer Rouge et l’océan Indien. Cette base historique constitue aujourd’hui, selon lui, le fondement d’un partenariat moderne, structuré et orienté vers le développement durable.
Sur le plan économique, il a précisé que les 110 milliards de dollars investis entre 2019 et 2023 représentent l’injection de capitaux la plus importante jamais réalisée par un seul pays sur une période comparable en faveur du continent. L’objectif affiché est de soutenir l’autonomie, l’industrialisation et la diversification des économies africaines.
L’énergie occupe une place centrale dans cette stratégie. Soixante-dix milliards de dollars ont été consacrés aux secteurs de l’énergie et des technologies vertes. À travers les initiatives de Masdar et le programme Etihad 7, les Émirats arabes unis ambitionnent de fournir de l’électricité à 100 millions de personnes d’ici 2035.
Le ministre a également mis en avant la dimension logistique et commerciale du partenariat. Il a évoqué les neuf Accords de Partenariat Économique Global conclus avec plusieurs pays, notamment le Kenya, le Nigéria et la République démocratique du Congo. Ces accords visent à appuyer la Zone de libre-échange continentale africaine et à renforcer les chaînes de valeur régionales.
Parmi les projets emblématiques cités figurent la modernisation du port de Dar es Salaam et l’extension du port de Luanda, présentées comme des leviers essentiels pour améliorer la compétitivité des économies africaines.
Au-delà des enjeux économiques, le responsable émirati a rappelé que près de 40 % de l’aide publique au développement de son pays est destinée à l’Afrique. Dans cette perspective, les Émirats arabes unis co-organiseront avec le Sénégal, en décembre 2026, la Conférence des Nations Unies sur l’eau, avec l’ambition de porter une voix commune pour la sécurité hydrique mondiale et la résilience climatique.
