Santé – Technologie : Une Start-Up ambitieuse fait le pari de réaliser des transplantations de tête dans moins de 10 ans

Une nouvelle initiative audacieuse a émergé dans le monde de la biotechnologie, promettant de repousser les frontières de la médecine moderne. Hashem Al-Ghaili, un entrepreneur controversé connu pour ses idées avant-gardistes, a dévoilé son dernier projet : la transplantation de têtes humaines grâce à un robot chirurgical ultra-sophistiqué. Cette annonce a été faite par sa start-up, BrainBridge, qui espère réaliser la première greffe de tête d’ici huit ans.

Une avancée médicale ou de la Science-Fiction ?

La chirurgie a parcouru un long chemin depuis le 19e siècle, grâce aux progrès en matière d’hygiène, d’anesthésie, et de technologies médicales. Cependant, certaines procédures, comme la greffe de tête, restent dans le domaine de la science-fiction.

BrainBridge entend changer cela en utilisant des algorithmes de machine learning pour guider un robot dans le processus délicat de transplantation.

Ce robot serait capable de séparer et reconnecter les structures musculaires, circulatoires, et nerveuses entre un donneur et un receveur, utilisant des adhésifs chimiques spécialement conçus pour être compatibles avec le corps humain.

Un concept controversé mais potentiellement révolutionnaire

La promesse de cette technologie est immense. Elle pourrait redonner espoir à des patients souffrant de paralysie totale, de maladies dégénératives sévères, ou de défaillances multiviscérales.

En permettant à ces patients de retrouver une vie normale, cette procédure pourrait révolutionner la médecine. Cependant, l’idée de transplanter une tête entière soulève des questions éthiques majeures et suscite beaucoup de scepticisme au sein de la communauté scientifique.

Des tentatives précédentes

L’idée de la transplantation de tête n’est pas nouvelle. Dans les années 1950, le médecin soviétique Vladimir Demikhov a mené des expériences sur des chiens, bien que les résultats aient été peu concluants.

Plus tard, dans les années 1970, le neurochirurgien américain Robert White a réussi une greffe de tête sur un singe, mais l’animal est mort peu de temps après.

Plus récemment, dans les années 2010, le chercheur chinois Ren Xiaoping a tenté des greffes sur des rongeurs, attirant l’attention de l’italien Sergio Canavero, qui a proposé une méthodologie pour ces opérations en 2013. Jusqu’à présent, ces tentatives n’ont pas abouti à des résultats viables à long terme.

Hashem Al-Ghaili n’en est pas à son premier projet controversé. En 2022, il avait déjà fait parler de lui avec EctoLife, une idée de ferme à embryons destinée à pallier le déclin de la population mondiale. Bien que ces projets soient encore loin de la réalisation concrète, Al-Ghaili espère que BrainBridge pourra effectuer une greffe de tête d’ici huit ans. Toutefois, de nombreux scientifiques jugent ce délai irréaliste et restent critiques face aux explications pseudo-médicales avancées.

La transplantation de tête, si elle devenait possible, poserait des défis éthiques considérables. Des préoccupations d’eugénisme pourraient émerger, et la technologie pourrait exacerber les inégalités sociales, permettant aux plus riches de prolonger indéfiniment leur vie en changeant de corps. Ces implications rappellent les ambitions de la start-up Altos, financée par Jeff Bezos, qui travaille sur l’inversion du processus de vieillissement.

Votre Page

A voir également sur Kessiya

PUBLICITÉ
Quitter la version mobile