Réseaux sociaux : Meta va payer 16,7 milliards de dollars aux États-Unis pour mettre fin aux accusations d’addiction des mineurs

Mark zuckerberg speaks at georgetown university in washington, dc. Taken on Sep-19-25

Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, a accepté de verser jusqu’à 16,68 milliards de dollars dans le cadre d’un accord avec 29 États américains. Le groupe cherche ainsi à mettre fin à des poursuites l’accusant d’avoir conçu ses plateformes de manière à favoriser une utilisation addictive chez les enfants et les adolescents. 

Les autorités américaines reprochaient notamment à Meta d’avoir utilisé certaines fonctionnalités et ses algorithmes pour maximiser le temps passé sur ses plateformes, alors même que l’entreprise aurait été consciente des risques potentiels pour les jeunes utilisateurs. Les plaintes évoquaient également des problèmes liés à la sécurité des enfants et à la collecte de leurs données personnelles. 

L’accord prévoit surtout des changements importants sur Facebook et Instagram. Meta devra notamment renforcer les mesures destinées à limiter l’utilisation des plateformes par les mineurs, avec des restrictions sur le temps quotidien passé en ligne et l’accès aux réseaux durant certaines heures de la nuit. D’autres mesures doivent également améliorer la protection des jeunes contre certains contenus. 

Sur le plan financier, la somme annoncée pourrait atteindre 16,68 milliards de dollars, mais une partie du montant dépend de plusieurs conditions et accords avec d’autres plateformes. Une partie des fonds versés par Meta doit revenir aux États concernés et servir notamment à financer des programmes liés à la santé publique, à la jeunesse et à la prévention. 

Meta n’a toutefois pas reconnu de faute dans le cadre de cet accord. L’entreprise affirme avoir déjà mis en place de nombreuses protections pour les jeunes et entend présenter l’accord comme un modèle que pourraient également adopter d’autres acteurs du secteur. Le groupe pousse notamment YouTube et TikTok à accepter des règles similaires afin d’éviter que les adolescents ne se déplacent simplement vers d’autres plateformes. 

Cet accord constitue néanmoins un tournant dans le débat américain sur l’impact des réseaux sociaux sur les jeunes. Il intervient alors que Meta, TikTok, YouTube et Snapchat font face à de nombreuses procédures concernant la sécurité des mineurs et les effets potentiellement addictifs de leurs plateformes. L’affaire pourrait ainsi renforcer la pression sur l’ensemble de l’industrie technologique pour revoir la conception de ses services destinés aux adolescents. 

Votre Page

A voir également sur Kessiya

Quitter la version mobile