Réforme de l’ONU et allègement de la dette : l’Angola appelle à corriger « une injustice historique » envers l’Afrique

Screenshot

Le représentant permanent de l’Angola auprès de l’Organisation des Nations Unies, Francisco José da Cruz, a plaidé pour une réforme urgente du système des Nations Unies et un allègement substantiel de la dette des pays africains, estimant que ces deux chantiers sont indissociables du développement durable du continent et d’une gouvernance mondiale plus équitable, a rapporté jeudi 19 février 2026 l’Agence de presse éthiopienne (ENA).

Intervenant sur les priorités africaines au sein de l’ONU, le diplomate angolais a rappelé que la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies demeure attendue depuis des décennies. Malgré ses 54 États membres, l’Afrique reste le seul continent sans siège permanent au sein de l’organe exécutif le plus puissant de l’ONU.

« L’Afrique est le seul continent qui ne figure pas parmi les sièges permanents. Il s’agit d’une injustice historique qu’il faut corriger », a-t-il déclaré.

S’appuyant sur la position africaine commune définie dans le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte, il a réitéré la revendication du continent pour deux sièges permanents avec droit de veto et deux sièges non permanents supplémentaires. Il a appelé les pays africains à maintenir une position unifiée afin de renforcer leur poids diplomatique au sein des instances multilatérales.

Au-delà de la réforme institutionnelle, Francisco José da Cruz a insisté sur l’urgence de revoir l’architecture financière internationale. Selon lui, le fardeau croissant de la dette compromet sérieusement la capacité des pays africains à financer leurs priorités de développement et à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD).

« Tant que nous ne pourrons pas régler la question de la dette et du financement, il sera très difficile d’atteindre les objectifs de développement et de ne laisser personne de côté », a-t-il averti.

Le diplomate a plaidé pour un allègement significatif de la dette et un accès plus équitable aux financements à des conditions favorables, tout en soulignant la nécessité pour les États africains de renforcer la mobilisation de leurs ressources internes.

À cet égard, il a cité l’exemple du Grand barrage de la Renaissance, financé par l’Éthiopie, comme illustration de la capacité des pays africains à porter des projets d’infrastructures transformateurs grâce à des efforts nationaux.

Enfin, il a insisté sur l’importance de l’intégration régionale et de l’unité africaine pour faire avancer simultanément la réforme du système onusien et la restructuration financière mondiale.

« Nous ne pourrons défendre nos intérêts qu’en restant unis, plus forts et plus solidaires », a-t-il conclu.

Votre Page

A voir également sur Kessiya

PUBLICITÉ
Quitter la version mobile