RDC : les autorités affirment avoir découvert deux fosses communes dans l’Est du pays

Les autorités de la République démocratique du Congo ont annoncé, jeudi 26 février 2026, la découverte de deux fosses communes dans et autour de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, à l’est du pays. Ces annonces surviennent alors que l’armée congolaise et les institutions civiles reprennent le contrôle de la cité après des mois de tensions sécuritaires.

Selon le gouverneur provincial, le premier site a été identifié dans le quartier de Kiromoni, dans la commune de Kavinvira, où plusieurs corps seraient enterrés. Des habitants de ce secteur ont évoqué la présence de plusieurs cadavres au moment où les autorités ont été alertées par des acteurs de la société civile locale.

Un second site suspect a été repéré au cimetière de Kavinvira, toujours à l’intérieur d’Uvira. D’après les éléments avancés par les responsables provinciaux, cette fosse contiendrait plusieurs dizaines de corps, bien que les autorités n’aient pas encore procédé à des exhumations ou à un relevé officiel des restes humains.

Par ailleurs, à une trentaine de kilomètres de là, dans la cité de Sange, des membres de la société civile signalent également l’existence d’une autre fosse commune longeant la route nationale numéro 5, estimée contenir une dizaine de corps. Ces témoignages n’ont pas encore fait l’objet de vérifications indépendantes.

Ces découvertes présumées s’inscrivent dans un contexte de combats et de violences persistantes entre les forces gouvernementales et des groupes armés, dont le mouvement rebelle AFC/M23, qui a contrôlé Uvira pendant plusieurs semaines en 2025. La présence de fosses communes soulève des inquiétudes quant à d’éventuelles violations graves des droits humains commises lors des affrontements ou des occupations.

Les autorités ont indiqué qu’il serait nécessaire de mener des enquêtes indépendantes et des investigations médicales et judiciaires pour confirmer la nature et l’origine de ces sites, déterminer les identités des victimes et comprendre les circonstances exactes de ces décès. La mission conjointe de l’ONU et de partenaires régionaux déployée dans la zone doit, selon les responsables, prendre en compte ces éléments dans ses prochains rapports.

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