RDC : La présence d’un nouveau groupe armé dans le sud-est du pays inquiète les autorités

Au Katanga, région du Sud-Est de la République démocratique du Congo (RDC), les deux dernières semaines ont été marquées par l’activisme d’un groupe armé jusqu’alors inconnu. Une menace prise au sérieux par les autorités gouvernementales à Kinshasa, depuis lundi 23 mars.

En effet, sur des images qui circulent sur les réseaux sociaux, des hommes en tenue uniforme bleue sont rassemblés dans une zone boisée. Au centre, un individu, casquette rouge à l’envers et lunettes, lit une déclaration entouré d’autres hommes armés, certains avec des fusils, d’autres avec des bâtons. Ils se présentent comme membres du mouvement « Debout Katanga pour la libération du Congo ».

Selon les sources sécuritaires, la présence de ces hommes a été signalée dans le territoire de Mitwaba, dans le Haut-Katanga. Une zone historiquement connue pour la présence des miliciens Bataka-Katanga, des groupes sécessionnistes actifs dans la région.

Ces hommes armés des Bakata-Katanga apparaissent organisés équipés. Un élément illustre cette montée en puissance, à savoir, l’attaque revendiquée contre le parc national de l’Upemba, menée avec des armes de guerre, notamment des mitrailleuses. Près de 100 combattants auraient été impliqués. Un bilan provisoire fait état d’au moins sept écogardes tués.

Selon une source locale familière des dynamiques de conflit, en s’attaquant à un parc national, ce groupe armé veut marquer les esprits et signaler sa présence. Sur le plan politique, leurs revendications sont nationales. Ils accusent les autorités de Kinshasa de mauvaise gouvernance.

Le groupe a également occupé brièvement la localité de Nkonga, à une trentaine de kilomètres de Mitwaba-centre. Une localité reprise depuis par l’armée, selon des sources sécuritaires. Les assaillants se sont repliés dans la brousse. Dans ce contexte, des accusations ont circulé visant des proches de l’ancien président Joseph Kabila. Des accusations rejetées par les intéressés.

De leur côté, les autorités affirment prendre la menace au sérieux. L’armée est désormais mobilisée dans la zone.

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