Les présidents congolais et angolais ont évoqué, le 15 février 2026, l’urgence d’activer le mécanisme de surveillance et de vérification d’un cessez-le-feu, pour la résolution pacifique de la crise sécuritaire entre le M23, soutenue par le Rwanda dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’un entretien bilatéral à Addis-Abeba en Ethiopie.
Selon la présidence congolaise, l’objectif de ce mécanisme est ¨d’assurer une cessation effective, contrôlée et durable des hostilités, à travers un dispositif structuré de suivi et de traitement des incidents¨ tout en mettant en garde contre toute modification unilatérale des positions militaires durant la trêve.
Le président de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a salué la signature des termes de référence établissant un mécanisme de cessez-le-feu et a évoqué ¨une étape importante vers la désescalade et le rétablissement de la paix dans l’est de la RDC¨. L’UA a appelé les deux camps à appliquer pleinement leurs engagements et a relevé le soutien du Qatar et des États-Unis au processus de médiation.
Par ailleurs, le secrétaire général adjoint de l’ONU aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a indiqué que la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo) pourrait déployer des forces à Uvira, dans le Sud-Kivu en RDC, pour surveiller le cessez-le-feu lorsque les conditions de sécurité le permettront.
Selon l’Organisation des Nations unies, le M23 accusé d’être soutenu par le Rwanda, contrôle notamment les villes de Goma et Bukavu, prises début 2025.
