Présidentielle française de 2027: Olivier Faure officialise sa candidature à la primaire de la gauche

Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, a officialisé, dimanche 30 août 2026 à Paris, sa candidature à la primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle française de 2027, rejoignant plusieurs autres prétendants, dont Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Philippe Brun et Ségolène Royal.

« Oui, je suis candidat à la présidence de la République », a déclaré le député du Val-de-Marne sur le plateau du « 20 Heures » de TF1, quelques heures après avoir annoncé sa décision aux députés socialistes.

Pour sa première candidature à l’élection présidentielle, Olivier Faure a indiqué vouloir porter un projet de « France plus juste », avec l’ambition de « tout reconstruire, tout rebâtir, tout réparer ». Il a notamment réaffirmé plusieurs propositions, dont la mise en place de petits-déjeuners gratuits à l’école et une revalorisation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic).

Le dirigeant socialiste a également placé la lutte contre l’extrême droite au cœur de sa démarche. « Mon obsession, c’est que nous ne finissions pas avec l’héritière de la dynastie Le Pen à l’Élysée l’année prochaine », a-t-il déclaré, affirmant : « Je me bats contre l’extrême droite ».

Cette candidature intervient alors que la primaire organisée par les socialistes et leurs alliés compte déjà plusieurs prétendants. Le député européen Raphaël Glucksmann, considéré comme l’un des favoris, a salué l’annonce d’Olivier Faure, estimant qu’elle marquait « l’heure de la clarification ».

À droite et au centre, la perspective de la présidentielle française se précise également. L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a fait part de son intention de se présenter, indiquant avoir recueilli plusieurs centaines de parrainages d’élus, sans toutefois atteindre pour l’heure le seuil requis de 500 signatures.

Le président du groupe des députés Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez, a, pour sa part, plaidé pour l’organisation d’une primaire à droite afin de désigner un candidat unique, estimant que la multiplication des candidatures conduirait à « l’échec assuré ».

De son côté, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, déjà candidat à la présidentielle, a proposé la création d’une nouvelle alliance politique, voire d’un « nouveau parti » ou d’une « confédération de partis », afin de présenter des candidats uniques aux prochaines élections législatives.

Le président de Renaissance, Gabriel Attal, a toutefois revendiqué ses différences avec Édouard Philippe, affirmant que les deux responsables politiques « ne sont pas des photocopies ».

La présidentielle française de 2027 se dessine ainsi dans un paysage politique marqué par la multiplication des candidatures et les tentatives de recomposition des différents camps.

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