Moyen-Orient : les États-Unis organiseraient en secret le passage de pétroliers par le détroit d’Ormuz

FILE PHOTO: Tankers are seen off the coast of Fujairah, as Iran vows to fire on ships transiting the Strait of Hormuz, amid the U.S.-Israel conflict with Iran, in Fujairah, United Arab Emirates, March 3, 2026. REUTERS/Amr Alfiky/File Photo

Les États-Unis auraient mis en place une opération discrète pour permettre à des pétroliers de continuer à circuler par le détroit d’Ormuz, malgré les restrictions et les risques liés au conflit avec l’Iran. Selon des informations rapportées ces derniers jours, Washington aurait établi un corridor maritime permettant à plusieurs navires de traverser le détroit de nuit, avec un dispositif américain chargé d’assurer leur sécurité. 

Cette opération aurait notamment permis à des pétroliers de transporter plusieurs millions de barils de pétrole chaque jour. Selon des sources américaines citées dans la presse, entre 15 et 20 pétroliers pourraient emprunter chaque nuit ce passage sécurisé. Les navires seraient guidés dans une zone considérée comme moins exposée aux moyens de surveillance et d’attaque iraniens. 

Le dispositif ne consisterait pas uniquement à escorter les navires. Des moyens de surveillance aériens et autonomes auraient également été utilisés pour suivre les déplacements des pétroliers et sécuriser leur traversée. Des opérations similaires auraient déjà permis, depuis plusieurs mois, de faire sortir discrètement des cargaisons de pétrole du Golfe, parfois avec les systèmes d’identification automatique des navires désactivés. 

Le détroit d’Ormuz est au cœur de la confrontation entre Washington et Téhéran. Ce passage maritime, situé entre l’Iran et Oman, constitue l’une des principales voies d’exportation des hydrocarbures du Golfe. Son blocage ou sa perturbation a donc des conséquences directes sur les marchés mondiaux de l’énergie et sur les coûts du transport maritime. 

Pour Washington, maintenir une partie du trafic permettrait ainsi de limiter les conséquences économiques de la crise et d’éviter une rupture totale des approvisionnements énergétiques. Mais la situation reste extrêmement fragile : le trafic maritime demeure nettement inférieur à son niveau habituel et les tensions militaires continuent de faire peser une menace importante sur les navires commerciaux. 

Cette opération intervient alors que Donald Trump affirme vouloir maintenir la pression sur Téhéran tout en revendiquant un rôle déterminant dans la réouverture du détroit. Le président américain avait même déclaré vouloir, à terme, faire du détroit d’Ormuz un « territoire » américain, une ambition rejetée catégoriquement par l’Iran. La circulation clandestine de pétroliers ajoute ainsi un nouvel épisode à la bataille stratégique autour de cette voie maritime essentielle. 

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