La Cour de cassation française a rendu une décision majeure dans l’affaire Adama Traoré, confirmant le non-lieu en faveur des gendarmes mis en cause après la mort du jeune homme en 2016 à Persan (Val-d’Oise). Cette décision met fin à un long volet judiciaire en France, mais elle n’a pas fait taire les protestations et les réactions politiques autour de ce dossier hautement symbolique.
Depuis plus de sept ans, la mort d’Adama Traoré lors d’une interpellation menée par les forces de l’ordre a suscité de nombreuses controverses, manifestations et débats sur les pratiques policières, les discriminations et la transparence de la justice. Plusieurs enquêtes et procédures ont été ouvertes, mais aucune n’avait jusqu’ici abouti à une condamnation des gendarmes impliqués.
En confirmant le non-lieu, la plus haute juridiction française estime que les éléments du dossier ne permettent pas de retenir la culpabilité des gendarmes dans l’avoir entravé, ni dans un excès de violence ayant causé le décès d’Adama Traoré. Cette position judiciaire s’inscrit dans une longue série de décisions relatives à cette affaire, fréquemment débattues tant dans les médias que sur le plan politique.
La famille d’Adama Traoré, cependant, ne se dit pas prête à renoncer à la quête de justice. Dans la foulée de cette décision, ses avocats ont annoncé leur intention de saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Selon eux, plusieurs aspects de la procédure française n’auraient pas permis d’examiner correctement toutes les preuves ni de garantir une appréciation complète des responsabilités.
