Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a affirmé que la pertinence du maintien de l’Iran au sein du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) faisait désormais l’objet d’un débat légitime dans le pays, dénonçant les contradictions qu’il attribue aux puissances occidentales en matière de non-prolifération nucléaire.
Réagissant aux inquiétudes exprimées dans certains milieux occidentaux concernant une éventuelle sortie de l’Iran du traité, Baghaï a estimé que ces préoccupations résultaient des agissements de puissances qui, selon lui, ont contribué à affaiblir le régime international de non-prolifération, a rapporté lundi 12 octobre 2026 l’Agence de presse iranienne de presse (IRNA).
Il a rappelé que le TNP repose sur trois piliers : le désarmement nucléaire, la prévention de la prolifération des armes nucléaires et le droit des États à utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.
Selon lui, ces trois objectifs sont aujourd’hui compromis par les actions de puissances censées en garantir le respect, et non par celles de l’Iran.
À l’appui de ses critiques, le porte-parole iranien a notamment évoqué les déclarations du président français et d’autres responsables français concernant le développement de nouvelles capacités nucléaires et la nécessité d’inspirer la crainte pour préserver la liberté. Il a jugé contradictoire que de tels discours soient tenus parallèlement à des inquiétudes sur la possibilité que l’Iran remette en question son maintien dans le TNP.
M. Baghaï a également souligné que ce débat avait toute sa place dans la société iranienne, qu’il a décrite comme plurielle et attentive à l’évolution de la situation internationale au cours des deux dernières années. Il a notamment évoqué les discussions parmi les responsables politiques, les parlementaires et une partie de la population iranienne.
Enfin, le porte-parole a dénoncé « l’assassinat » du dirigeant religieux iranien ayant émis une fatwa contre les armes nucléaires. Il a estimé qu’il était contradictoire que ceux qu’il accuse d’être responsables de sa mort expriment ensuite leur inquiétude face aux débats sur l’avenir de l’Iran au sein du traité.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions autour du programme nucléaire iranien et de l’avenir du régime international de non-prolifération.
