L’ancien président de transition du Burkina Faso, Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été extradé vers Ouagadougou par les autorités togolaises, selon un communiqué officiel du gouvernement publié mardi 20 janvier 2026
La procédure d’extradition a été engagée à la suite d’une demande formelle adressée par les autorités judiciaires burkinabè le 12 janvier 2026, visant M. Damiba, poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, incitation à la commission de délits et de crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux, relève le communiqué.
Interpellé à Lomé le 16 janvier 2026 en exécution d’un mandat d’arrêt lié à la demande d’extradition, Paul-Henri Damiba a été présenté devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé. Après examen, la juridiction a rendu un avis favorable à la remise du dossier aux autorités burkinabè, en s’appuyant sur la coopération judiciaire entre les deux pays, les instruments internationaux bilatéraux et les garanties fournies par Ouagadougou quant au respect de l’intégrité physique, de la dignité et des droits procéduraux de l’intéressé, y compris celui d’un procès équitable, ainsi que l’absence de peine de mort dans le cadre des poursuites, explique-t-on.
À l’issue de cette procédure, l’ancien chef de la transition a été remis aux autorités burkinabè le 17 janvier 2026. Paul-Henri Sandaogo Damiba s’était réfugié au Togo après son renversement en septembre 2022 par le capitaine Ibrahim Traoré, qui dirige actuellement le Burkina Faso. Pendant sa période d’exil, il avait été régulièrement visé par des accusations de tentative de déstabilisation des institutions burkinabè, notamment liées à un prétendu projet de coup d’État au début de ce mois.
Cette extradition marque une étape importante dans le traitement judiciaire du dossier de l’ex-dirigeant burkinabè et illustre la coopération judiciaire entre Lomé et Ouagadougou dans le cadre du respect de l’État de droit, précise-t-on.
