L’Afrique du Sud veut transformer des cimetières en attractions touristiques

Face à la saturation des cimetières urbains, le maire de Johannesburg, Dada Morero, a soulevé des pistes audacieuses lors d’une conférence nationale dédiée aux cimetières et crématoriums. Objectif : repenser la gestion des espaces funéraires dans une ville à l’expansion rapide.

Digitaliser pour mieux gérer

Morero souhaite numériser l’ensemble des cimetières de la municipalité pour permettre aux familles de localiser les sépultures directement depuis chez elles :

« Les gens devraient pouvoir, d’un simple clic depuis leur domicile, retrouver la tombe de leurs proches… c’est ainsi qu’on se rapproche d’une ville africaine de classe mondiale. »

Innover pour gagner de l’espace

Avec seulement quelques cimetières encore disponibles parmi les 42 que gère la ville, Morero propose plusieurs solutions pour maximiser l’utilisation des terrains :

Appel à un équilibre entre tradition et innovation

Morero insiste sur la nécessité d’accompagner ces innovations par des cadres législatifs adaptés :

« Nous avons besoin de cadres qui équilibrent tradition et innovation, permettant aux municipalités de réserver des terrains pour des pratiques durables. »

Il a également dénoncé la dégradation de certains espaces sacrés :

« Ce qui devrait être des lieux sacrés de paix sont devenus des lieux de peur et d’insécurité. La dignité dans la mort est un droit, pas un privilège. »

Pourquoi ce débat émerge-t-il maintenant ?

Johannesburg fait face à une crise funéraire tangible : seulement cinq cimetières restent ouverts, les autres étant saturés. La pression foncière et le manque d’espace incitent les autorités à explorer des solutions aussi pratiques qu’audacieuses.

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