L’influenceur anti-occidental Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, restera en détention en Afrique du Sud jusqu’au 14 juillet, date à laquelle seront examinées des accusations portées contre lui par les autorités béninoises qui réclament son extradition pour incitation à la violence et blanchiment d’argent.
Kemi Seba et ses deux co-accusés, son fils et le membre d’un groupuscule afrikaner, avaient été arrêtés le 13 avril 2026 pour une tentative de sortie du territoire sud-africain via le Zimbabwe, alors que les visas du père et du fils avaient expiré.
Le jeudi 18 juin, le juge a refusé la remise en liberté sous caution et a renvoyé l’affaire au 14 juillet. « Ce verdict du refus de son extradition est sans surprise », selon ses avocats.
Mais le juge à bien tenu à séparer les deux affaires. « Aujourd’hui, il est uniquement question d’immigration illégale. L’accusé et son fils tentaient de quitter clandestinement l’Afrique du Sud avec des visas expirés. Ils pourraient de nouveau essayer de fuir en cas de libération », estime le juge.
Le troisième co-accusé, le suprémaciste blanc sud-africain François van der Merwe, est accusé d’avoir reçu de l’argent russe pour aider Kemi Seba. Le juge estime alors que ces mêmes personnes pourraient aussi l’aider à quitter le pays.
Selon le juge, trop de questions restent encore sans réponse. Par exemple, « pourquoi voulaient-ils rejoindre le Zimbabwe ? Kemi Seba et François Van der Merwe se connaissaient-ils, via leurs relations communes en Russie ? ».
Recherché par le Bénin, son pays d’origine, qui l’accuse d’avoir soutenu la tentative de coup d’État de décembre, l’activiste au 1,5 million d’abonnés sur les réseaux sociaux possède un passeport diplomatique nigérien, octroyé par la junte au pouvoir issue du coup d’État de 2023. Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, 45 ans, est né franco-béninois avant de s’être vu retirer sa nationalité française en 2024. À la tête de l’ONG baptisée Urgences panafricanistes, il est connu pour ses diatribes radicales contre la France et les pouvoirs africains alliés de Paris.
