Abidjan n’a pas simplement récupéré un avion. Elle a envoyé un message.
Quelques jours après le rapatriement par les airs de l’Airbus A319 immobilisé à Niamey, le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, s’est rendu le lundi 9 février 2026 à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny. Objectif : constater l’état d’avancement des expertises techniques et saluer les équipes qui ont rendu possible ce retour express, dans un contexte sécuritaire pourtant tendu.
Autour de la carlingue encore marquée par les impacts, le ballet est précis, presque chirurgical. Ingénieurs, mécaniciens, techniciens spécialisés s’activent. Ce sont eux, les “hommes de l’ombre”, que le ministre est venu féliciter, au nom du Président de la République, Alassane Ouattara.
L’appareil, touché le 5 février à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, n’a pas été rapatrié par cargo. Il a repris les airs. Un choix audacieux, rendu possible par le déploiement immédiat d’équipes ivoiriennes sur place.
« Nos experts ont suivi la situation heure par heure. Des techniciens ont été dépêchés sans délai, et grâce à leur savoir-faire, l’avion a pu être remis en état de vol pour rejoindre Abidjan par ses propres moyens », a souligné Amadou Koné, visiblement satisfait.
Au-delà de la prouesse technique, le message est stratégique. Pour le ministre, cet incident ne remet aucunement en cause la vocation régionale d’Air Côte d’Ivoire.
« Air Côte d’Ivoire est un soldat de l’intégration régionale et un promoteur de la libre circulation des populations sur le continent », a-t-il martelé, rappelant que la sécurité reste une exigence non négociable, mais qu’elle ne saurait freiner l’ambition panafricaine portée par la Côte d’Ivoire.
Place désormais aux réparations définitives. En coordination directe avec le constructeur, les équipes travaillent à une remise en ligne rapide de l’appareil. En parallèle, le dossier administratif et assurantiel suit son cours pour établir les responsabilités liées au sinistre.
Aucun blessé n’est à déplorer, l’évacuation initiale ayant été conduite dans le strict respect des procédures. Et malgré les tensions persistantes dans la zone sahélienne, le ministère assure que toutes les dispositions sont prises pour garantir la continuité des vols et la protection du personnel navigant.
Dans le ciel ou au sol, Air Côte d’Ivoire avance. Et elle le fait avec méthode.
