La cour d’appel de Paris va rendre sa décision le 7 juillet 2026 à 13h30 dans le procès en appel impliquant Marine Le Pen et le Rassemblement national (RN), notamment sur la question sensible de l’inéligibilité de la leader du parti d’extrême droite.
L’annonce, très attendue, intervient alors que l’ancienne présidente du Front national joue sa survie politique et une éventuelle quatrième candidature à l’élection présidentielle française.
Lors de l’audience du mercredi 11 février, ses avocats ont plaidé la relaxe ou, à défaut, une sanction réduite par rapport à celle prononcée en première instance.
Maître Sandra Chirac Kollarik a soutenu que sa cliente « ne s’est jamais dérobée » et qu’elle n’avait pas conscience de commettre un délit au moment des faits. « Ce qu’elle a dit et ce qu’elle a fait, elle ne renie pas », a-t-elle affirmé.
De son côté, l’avocat du RN, Me David Dassa-Le Deist, a estimé que « tout a été fait de manière transparente », assurant que Mme Le Pen a toujours répondu aux sollicitations de la justice.
Le 3 février, le parquet général a requis quatre ans de prison, dont un an ferme, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen. Toutefois, il n’a pas demandé l’exécution immédiate de la peine d’inéligibilité, contrairement à la décision rendue en première instance.
À l’issue de l’audience, Marine Le Pen a brièvement déclaré à la presse que « plus [la décision était rendue] tôt, mieux [elle] se porterait ».
