Depuis la base stratégique de l’Île-Longue, entouré de sous-marins nucléaires et de chasseurs Rafale, le président de la République française, Emmanuel Macron, a prononcé lundi 2 mars 2026, un discours marquant un tournant historique en déployant une nouvelle doctrine de “dissuasion avancée” au service de l’Europe.
Affirmant que l’indépendance ne peut plus être la solitude dans un monde qu’il qualifie de champ de ruines, Emmanuel Macron a souligné que les intérêts vitaux de la France dépassent désormais ses seules frontières nationales.
Face à la multiplication des menaces et à l’effritement des traités internationaux, il a appelé à franchir cette étape stratégique inédite, réaffirmant la dimension européenne de la force de frappe française héritée du général de Gaulle.

©PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/Lionel Le Saux ; ; 02/03/2026 ; CROZON (29). Le 02/03/2026. Le président de la République Emmanuel Macron à l’Ile-Longue, à Crozon (29), dans la base de la Force océanique stratégique pour y prononcer un discours très attendu sur le rôle de la force nucléaire française dans le renforcement de la sécurité en Europe.
Cette évolution s’accompagne de mesures concrètes et d’une ouverture vers les partenaires du continent. Huit nations, dont l’Allemagne, la Pologne et le Royaume-Uni, se sont déjà déclarées prêtes à s’associer à cet effort de défense commune.
Paris et Berlin ont notamment annoncé la création d’un groupe de pilotage nucléaire conjoint, tandis qu’une coopération avec Londres visera le développement de missiles de très longue portée.
Le chef de l’État a également évoqué la possibilité de déploiements ponctuels d’avions français porteurs de l’arme atomique chez des alliés volontaires, tout en proposant une participation conventionnelle des forces alliées à certains exercices stratégiques.
Sur le plan capacitaire, la France prévoit d’augmenter son arsenal, actuellement estimé à 290 têtes nucléaires, tout en mettant fin à la transparence sur ses chiffres précis pour garantir sa sécurité.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions majeures marqué par l’agressivité de la Russie en Ukraine, le réarmement rapide de la Chine et l’instabilité au Moyen-Orient liée aux conflits impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël.
Malgré cette main tendue, le président français a fermement rappelé que la décision ultime, la planification et la mise en œuvre du feu nucléaire resteraient de la responsabilité exclusive du seul président de la République.
Présentée comme parfaitement complémentaire de l’OTAN, cette initiative vise à renforcer l’autonomie de l’Europe alors que l’engagement américain sur le continent suscite des doutes croissants.
En redéfinissant la notion de dommages inacceptables, le chef de l’État a prévenu qu’aucun agresseur ne pourrait se soustraire aux conséquences d’une riposte de l’arsenal français.